Violation des lois sur la protection des animaux à
l'exploitation agricole de la Clinique
Psychiatrique Cantonale de Marsens / FR
Ce rapport a été publié par un seul
jouranl et ceci de façon erronée, fragmentaire et sans photos. Les autres journaux,
qu'ils soient romands ou alémaniques, ont choisi de le passer sous silence ! Lisez le
journal ACUSA News pour être bien informé !
Nous étions choqués lors de nos visites de
constater dans quelles conditions indignes les animaux sont condamnés à passer les longs
mois d'hiver de novembre à mai:

Clinique Psychiatrique Cantonale de Marsens / FR: Les boxes de repos avec litière de sciure, jouxtant le mur, ne sont pas utilisés par les animaux car, étant trop courts, les bovins se levant avec élan se heurteraient la tête au mur:

Il s'agit d'un engraissage de genisses dans une grande étable sombre. D'un côté du
passage du milieu, les genisses se serrent sur un sol de caillebotis non adapté aux
animaux, mais malheureusement autorisé. Le sol est couvert de crasse boueuse dans
laquelle les animaux sont aussi obligés de se coucher. Comme celui-là est très gras,
ils peuvent à peine se mouvoir et glissent lorsqu'ils se lèvent et se couchent. De
l'autre côté du passage, bien que les bovins puissent se déplacer librement, ils
pataugent dans une boue nauséabonde. Les boxes de repos avec litière de sciure, jouxtant
le mur, ne sont pas utilisés par les animaux car, étant trop courts, les bovins se
levant avec élan se heurteraient la tête au mur. Donc, là aussi ils sont obligés de se
coucher dans cette vase et sont par sonséquent crasseux. Il est évident que l'art. 2 de
la Loi sur la Protection des animaux ainsi que les art. 1 et 13 de l'Ordonnance sur la
Protection des Animaux sont gravement violés. Nous avons affaire à une détention
animale de la pire sorte, contraire aux exigences élémentaires pour le bien-être des
animaux - et ceci dans un établissement d'état ! Nous exigeons son arrêt immédiat
jusqu'à ce qu'un assainissement soit intervenu, c'est-à-dire la transformation en une
étable à litière adaptée aux animaux, où ceux-ci peuvent se coucher sur la paille.
Que ceci est parfaitement réalisable montre l'exemple de la Clinique Psychiatrique
Hohenegg à Meilen / ZH:
Clinique Psychiatrique Hohenegg à Meilen/ZH. Suite aux plaintes du Acusa/VgT, une solution a pu être trouvée; une exploitation à la fois rentable et prenant en compte les besoins élémentaires des bovins y a été construite:
A l'extérieur du village, la Clinique de
Marsens exploite en outre un engraissage de porcs dans une grande étable hermétiquement
close. Il s'agit d'un engraissage intensif sur caillebotis. Contrairement aux
prescriptions, les animaux n'ont pas d'occupation (l'art. 20 de l'Ordonnance sur la
Protection des Animaux est donc violé). Cette étable est aussi indigne d'un
établissement d'état et nous en exigeons la fermeture.
Dans le domaine de la protection des animaux, on prend de l'Etat qu'il montre le bon
exemple. Or, ce qui se passe ici est clairement de la torture envers les animaux. Nous
sommes consternés de voir que les responsables d'une clinique psychiatrique ne sachent
pas mieux comprendre les souffrances des mammifères supérieurs.
Il n'est pas très étonnant de rencontrer de telles situations dans le canton de
Fribourg, sachant que toutes les fermes ont récemment été inspectées officiellement à
ce sujet : dans la transgression de la Loi sur la Protection des Animaux, ce canton figure
parmi les pires. Le vétérinaire cantonal compétent est un bureaucrate notoirement
hostile à la protection des animaux. Il a fait savoir officiellement qu'il appliquera la
loi selon sa propre idée et pour autant que cela lui semblera opportun. Il a également
déclaré officiellement ne pas vouloir effectuer de contrôles de protection des animaux
(Freiburger Nachrichten, 7.11.1990). Ceux qui ont néanmoins été effectués récemment
ne constituent à l'évidence qu'un alibi destiné à faire croire que le canton de
Fribourg remplit maintenant aussi son devoir de protection des animaux.
Le vétérinaire cantonal Ducrot a en outre déclaré que s'il voulait appliquer de façon
conséquente la loi, les tribunaux seraient submergés de plaintes (La Gruyère,
3.11.1990). On admet donc ainsi officiellement que dans ce canton, les lacunes dans la
protection des animaux sont courantes.
Le 10.10.1990, on pouvait lire dans les Luzerner Neueste Nachrichten : "Dans le
canton de Fribourg, les fonctionnaires et le gouvernement ne font que peu de cas de
l'application de la loi. A la question sur l'état des choses, le vétérinaire cantonal
Henri Ducrot répond d'abord par un rire. Puis suivent des commentaires évasifs sur la
mauvaise situation des paysans...".
Les autorités du canton de Fribourg ont fait savoir à maintes reprises que la loi sur la
protection des animaux était appliquée de manière "flexible" là où elle
entraînait des frais. Ce canton viole ainsi ouvertement la Loi Fédérale sur la
Protection des Animaux déjà tout à fait insuffisante, et les autorités fédérales ne
réagissent pas aux plaintes de l'Acusa-VgT et outrepassent ainsi la volonté du peuple
pour une agriculture respectueuse des animaux.
De plus, ces dernières années, le canton de Fribourg a accordé de nombreuses
autorisations de construire contraires à la Loi Fédérale pour des Usines d'Engraissage
de Poulets en zone agricole.
Comme les vétérinaires cantonaux ont coutume de classer les pires situations comme
conformes à la loi et comme les organisations de protection des animaux n'ont pas droit
de plaignant devant les tribunaux, l'Acusa-VgT distribue dans tout le canton de Fribourg
ce journal faisant savoir aux consommateurs quelles souffrances la production de viande
inflige aux animaux; seulement une baisse de consommation de viande peut soulager cette
misère. Nous dénoncerons la détention d'animaux de la Clinique de Marsens aussi
longtemps que leurs animaux doivent croupir dans des conditions aussi indignes.