L'abattage juif sans étourdissement précédant la saignée
Art. 20 de la loi sur la Protection des Animaux: L'abattage des mammifères
sans étourdissement précédant la saignée est interdit.
Le Conseil Fédéral peut également prescrire, pour des grandes exploitations,
l'étourdissement des volailles avant leur abattage.
La révision de l'Ordonnance sur la Protection des Animaux a prévu l'étourdissement de
la volaille. Toutes les sociétés de protection des animaux consultées sur ce point ont
été unanimes à ce sujet : la grandeur de l'abattoir ne peut être déterminante pour la
méthode d'abattage.
La décision d'accorder à la volaille - après une vie passée dans des conditions
misérables bien connues - le droit à une mise à mort un peu moins atroce, a été
appréciée par tous les protecteurs d'animaux.
Sur pression des communautés juives, cette décision vient d'être annulée. Monsieur
Delamuraz accorde donc la permission d'égorger la volaille, une concession faite à un
rituel jugé inacceptable par la plupart des gens !
Les milieux religieux concernés contournent l'interdiction de l'abattage rituel des
mammifères en Suisse en important la viande "halal" et "casher" de
pays où cette mise à mort est encore autorisée.
Il est absolument nécessaire d'expliquer la signification de ce terme "abattage
rituel" et les conséquences qui en résultent pour les animaux.
Les animaux sont égorgés sans aucun étourdissement préalable. Ils doivent être
pleinement conscients avant, pendant et après l'égorgement. Pour les immobiliser,
différentes méthodes ont été et sont utilisées; l'égorgement ne se pratique que
très rarement sur l'animal debout, sa viande n'étant alors pas jugée indiscutablement
casher.
Les animaux à égorger :
Les souffrances que les animaux ont a endurer pendant les transports à travers
l'Europe vers les pays de l'Afrique du Nord, le calvaire des moutons sur les bateaux
venant d'Australie ou de Nouvelle-Zélande, ont été décrits et montrés par tous les
médias. Par contre très peu a été dit sur la manière dont ces pitoyables animaux sont
finalement achevés; ils meurent dans des conditions indescriptibles, égorgés, abattus
rituellement ... pour qu'une loi divine soit respectée !
Il ne faut pas spécialement "aimer les animaux" ou être particulièrement
sensible pour s'indigner de ces pratiques; pour toute personne n'ayant même que très peu
de compassion envers la souffrance animale, ces "rites" sont inadmissibles !
Nous nous opposerons, avec tous les moyens possibles, contre une suppression et un
assouplissement éventuels de cette interdiction, et nous assurons de notre soutient
toutes les associations à l'étranger qui se battent pour l'abolition de cette méthode
de mise à mort des animaux de boucherie.
Nous refusons impérativement toute allusion à une motivation autre que la considération
pour la protection des animaux.
Abattre un animal pareil sans étourdissement
préalable est une question de la tolérance religieuse. Madame Ruth Dreifuss.