AN 1998-1
"La lutte contre l'abattage rituel est le
débat de la culture contre la barbarie"
Willi Fackenheim, interné du camp de concentration de Thereseinstadt
Les jambes postérieures attachées, une chaîne fixée à une jambe antérieure, l'animal est renversé ; sa panique est visible, l'expression de ses yeux en témoigne ! |
ACUSA : Le Grand-Rabbin de Bâle, Ysraël Levinger a dit (traduit de l'allemand) dans une
interview accordée à la Revue juive : "Une de mes missions les plus importantes en
Europe est la lutte contre l'abolition de l'abattage rituel". Dans notre dernière
édition, nous avons décrit les manipulations nécessaires pour mettre les animaux dans
la position requise pour l'égorgement. Nul doute que nos lecteurs peuvent s'imaginer
quelles peur et douleur une vache de 600 kg doit ressentir suspendue à une jambe arrière
!
L'égorgement rituel a été pratiqué par de nombreux peuples bien avant qu'il ne soit
codifié dans les textes de la bible ; la gorge des animaux était tranchée pour
recueillir le sang qui était offert à la divinité, le sang appartenant aux Dieux. Que
fait-on du sang des animaux égorgés en nombre dans les grands abattoirs ? Est-il
"versé par terre comme de l'eau ?"
Il m'intéresserait de savoir à quelle sanction le sacrificateur s'expose en cas de
dommage causé à l'animal qu'il a tué !
Le Rabbin Levinger a également dit : "Où il y a nécessité pour l'homme, il n'y a
pas d'interdiction de cruauté envers les animaux", et il cite I.E. Lewin :
"Même s'il y avait de la douleur supplémentaire pour l'animal, il faudrait se
demander où cela se situe par rapport à la douleur qui est causée par l'endommagement
du principe de la liberté religieuse".
CICAD : "Pour ce qui est de l'abattage des volailles, il vaut la peine de noter que
la pratique juive, de l'aveu même du directeur du Département vétérinaire fédéral,
M. Andréas Steiger, ne peut être a priori considéré comme plus cruel que la méthode
utilisée dans les abattoirs, où les volailles sont pendues par les pieds, en sorte que
leur tête plonge dans l'eau pour y recevoir un choc électrique censé les étourdir
avant la mise à mort. Le sacrificateur juif, lui, se saisit de la bête par les pieds et
lui tranche la gorge pour permettre au sang de s'écouler. Toute l'affaire dure moins
d'une minute. A noter que dans les abattoirs de Migros ou de Coop, on abat mécaniquement
10'000 volailles à l'heure ! La compassion pour l'animal n'est peut-être pas
nécessairement là où le pense ACUSA-News."
ACUAS : Sur pression des milieux juifs, le Conseiller fédéral Jean-Pascal Delamurz a
accordé la permission d'égorger les volailles, malgré l'opposition déclarée de toutes
les organisations de protection des animaux. Si la méthode d'étourdir les volailles dans
les grands abattoirs est critiquable, il faut relever que, d'une part, des efforts sont
faits pour épargner les douleurs aux animaux a tuer et que, d'autre part, des recherches
sont conduites pour trouver des méthodes plus performantes. En donnant la permission
d'égorger des animaux, le Conseil Fédéral a de toute évidence, pour plaire à une
minorité susceptible, ignoré la volonté de la majorité du peuple suisse !
Pour conclure, je tiens à dire que nous avons hésité - surtout à cause des enfants -
à publier des photos d'animaux sacrifiés. La ténacité des défenseurs de ces
"actes religieux" nous y a néanmoins contraint. A la vue de ces images
insupportables, toute étude scientifique sur la réaction du cur, des poumons ou de
la rate devient superflue, de même que la discussion sur le tranchant du couteau et la
morale du
Le veau, terrifié, trois jambes attachées ensemble, est hissé, au moyen d'une chaîne, sur la table d'abattage où, pleinement conscient, il est égorgé.
On ne doit jamais pactiser avec l'erreur, quand même elle serait soutenue par des textes
sacrés. Toute tradition en désaccord avec les règles de la morale doit être rejetée
sans hésitation, même si elle remonte à la nuit des temps.
Mahatma Gandhi
Pasteur Martin Niemoeller, ancien Interné: Je me rappelle que j'ai
vu et visité, dans un bois près de Cavidovo pendant mes vacances en 1967, pour la
première fois une de ces "fabrique de poules". Ma première impression était,
et elle n'a pas changé : ceci doit être pire pour ces pauvres animaux que tout ce que
nous avons dû supporter pendant les années passées dans le camp de concentration.
Isaac B. Singer, Prix Nobel:
J'observais comment, à la table voisine, quelqu'un dévorait une portion de jambon.
Je suis depuis longtemps arrivé à la conclusion que la façon avec laquelle l'homme se
comporte envers les créatures de Dieu, se moque de tous ses idéaux et de sa soi-disant
humanité ! Pour que ce gros lascar puisse se goinfrer de jambon, un être vivant a dû
grandir, a été traîner vers l'abattoir, a été maltraité puis tué. Pas un instant
cet homme a dû avoir pensé que le cochon a été créé de la même matière que lui,
qu'il a dû souffrir et mourir seulement pour qu'il puisse en manger la viande. J'ai
souvent pensé : quand il s'agit des animaux, chaque homme est un nazi.