Ecole agricole jurassien à Courtemelon: quoi de neuf?
(SW) Dans notre dernière édition (AN1997-1),
nous avions dénoncé, photos à l'appui, l'exploitation de la porcherie de l'Institut
agricole de Courtemelon. Nous avions porté plainte mais, faute de légitimation de la
recourante, la Chambre d'accusation refusa d'entrer en matière. De plus, le vétérinaire
cantonal qualifia l'exploitation "en règle" et "se borna à réfuter les
arguments insidieux et fallacieux de la plainte".
Depuis, nous avons visité à plusieurs reprises Courtemelon et constatons que les truies
sont toujours attachées, que la litière des porcelets, prescrite par l'Ordonnance, est
plus que parcimonieusement fournie et qu'il manque des objets appropriés pour
l'occupation. Nous n'avons malheureusement pas eu le plaisir d'apercevoir des cochons
"folâtrer dans un préau au sol naturel" (rapport du vétérinaire cantonal)
malgré que nous étions sur place à des heures et par des temps variables.
Les photos publiées dans cette édition prouvent donc que rien n'a été amélioré dans
cette exploitation, que les Loi et Ordonnance sur la protection des animaux ne sont pas
respectées, que l'Institut agricole du Canton du Jura continue à détenir ses porcs dans
les conditions les plus hostiles aux besoins liés à leur espèce.
Le Conseil Fédéral est de l'avis que "inscrire la protection des animaux dans les
programmes déformation des écoles d'agriculture est un élément important pour
promouvoir la protection des animaux"" (Bulletin de l'Office vétérinaire
14-96). Que les responsables de l'Institut de Courtemelon en prennent note !
Nous dénoncerons cet établissement aussi longtemps que les conditions de détention des
porcs ne seront pas conformes au moins à la législation en la matière!