AN 1998-1
La Corrida
(SW) Depuis des décennies, les organisations de protection des animaux condamnent les
jeux brutaux mettant en scène des animaux en Espagne. Le plus connu est la
"Corrida", combat inégal entre picadors, toreros et taureaux. Ces
"jeux" écurants - il n'est plus nécessaire de décrire le déroulement
du massacre, et c'est bien de cela qu'il s'agit - sont justifiés par des adeptes comme
"faisant partie des traditions et cultures ibériques" ! L'Espagne n'est
malheureusement pas seule à se vanter de cette sanglante coutume ancestrale.
Dans le sud de la France, des corridas ont lieu de plus en plus fréquemment ! Et les
simples spectateurs avides de sensations fortes ne sont pas les seuls à s'en réjouir ! A
Nîmes, Christina Sanchez, la première femme-torero, a été bénie par l'archevêque
Cadhilac, un fervent amateur de ces massacres ! Le père dominicain Jean-Louis Bourges,
prédicateur à la Cathédrale de Notre-Dame à Paris concluait dernièrement dans une
interview que "le spectateur d'une corrida en sort un homme meilleur" La vue de
ces carnages provoquerait des vibrations qui calmeraient passion et agressivité et
purifieraient l'intérieur de la personne ! (Le fait que cette théorie a été reconnue
comme erronée n'est apparemment pas encore connu dans ces milieux !) Il est désolent de
constater que l'Église catholique qui, habituellement, se tait devant la misère animale,
encourage et justifie même la cruauté envers les animaux !