Pas d'animaux transgénétiques! Pas de brevet sur les
animaux !
Soutenez l'initiative pour la protection génétique des animaux !
Le génie génétique intervient impitoyablement sur les animaux. On
distingue aujourd'hui trois groupes d'animaux transgénétiques
Animaux transgénétiques destinés à l'élevage
Les vaches hyper-productrices de lait.
En trente ans, la sélection génétique a permis de doubler la production laitière au
moyen d'affouragements spéciaux riches en protéines - farines animales. Les
manipulations génétiques permettaient de pousser plus avant les records de production de
lait. Et notre économie nationale souffre déjà d'une surproduction de lait !
Les poules avec hormones de croissance bovines.
Les pattes n'arrivent plus à supporter l'excédent de poids.
Les porcs géants.
La greffe d'un gène supplémentaire l'a fait grandir outre mesure. Mais à quel prix !
Les animaux ainsi traités et présentés au public souffrent d'ulcères d'estomac et
d'arthrite.
Animaux transgénétiques transformés en usine pharmaceutique
Moutons et vaches produisant dans leur lait des substances utilisables à des fins
médicales.
Animaux transgénétiques utilisés comme modèles cliniques dans la recherche
médicale
Soumis aux techniques du génie génétique, les animaux deviennent porteurs des maladies
de l'homme. Ces animaux endurent d'intenses douleurs. On sait déjà aujourd'hui que ces
modèles cliniques n'ont qu'une fiabilité très limitée quant à l'appréciation chez
l'homme, le corps animal réagissant dans la plupart des cas différemment du corps humain
souffrant de la même maladie. La recherche inflige des souffrances intolérables aux
animaux pour n'obtenir que des résultats maigres et incertains. Cette nouvelle
technologie est poussée par des intérêts économiques dont les effets à court ou long
terme ne sont guère pris en compte. L'utilisation de la biotechnologie vise avant tout à
augmenter le rendement. A l'avenir, il faudra de moins en moins d'exploitations agricoles
pour répondre à la demande. Cette évolution menace directement les petits paysans. Ceux
du tiers-monde en sont le plus durement touchés. La manipulation génétique des animaux
de rente ne peut combattre la faim dans le monde puisque ces animaux transgénétiques,
plus faibles de constitution, requièrent des soins spéciaux que le tiers-monde ne peut
leur accorder. Par ailleurs, le prix d'achat de ces animaux brevetés est beaucoup plus
élevé, prix auquel s'ajoutent les royalties à payer pendant vingt ans pour tout animal
issu de parents transgénétiques.
Un nombre de plus en plus restreint de multinationales contrôle l'ensemble de la
production alimentaire, de la semence jusqu'au produit sur l'étagère des magasins.
L'utilisation des nouvelles technologies aboutit, en fin de compte, à une accentuation du
fossé entre pays riches et pays pauvres. Les problèmes existants s'aggraveront
également : surplus de production dans les pays occidentaux - dettes, faim et misère
dans les pays pauvres.
En l'absence de normes de sécurité, septante scientifiques du monde entier ont demandé,
en 1974 déjà, un moratoire dans la recherche génétique afin de pratiquer la
"stratégie de l'ignorance". On ne peut être contre les techniques
génétiques, elles sont là, il faut légiférer pour éviter les abus et les dérapages.
L'initiative pour la protection génétique ne touche pas la médecine, ni ses
applications, ni la recherche scientifique dans le domaine médical. Elle veut fixer des
limites aux interventions dans le patrimoine génétique des plantes et animaux. Modifier
le patrimoine héréditaire des animaux, c'est attenter à la dignité de l'animal.
Tenez, Madame, votre médicament n'a pas provoqué d'effets secondaires
chez les souris, moustiques, singes et tigres!