AN 1998-1

Pas d'animaux transgénétiques! Pas de brevet sur les animaux !
Soutenez l'initiative pour la protection génétique des animaux !


Le génie génétique intervient impitoyablement sur les animaux. On distingue aujourd'hui trois groupes d'animaux transgénétiques


Animaux transgénétiques destinés à l'élevage

Les vaches hyper-productrices de lait.

En trente ans, la sélection génétique a permis de doubler la production laitière au moyen d'affouragements spéciaux riches en protéines - farines animales. Les manipulations génétiques permettaient de pousser plus avant les records de production de lait. Et notre économie nationale souffre déjà d'une surproduction de lait !

Les poules avec hormones de croissance bovines.

Les pattes n'arrivent plus à supporter l'excédent de poids.

Les porcs géants.

La greffe d'un gène supplémentaire l'a fait grandir outre mesure. Mais à quel prix ! Les animaux ainsi traités et présentés au public souffrent d'ulcères d'estomac et d'arthrite.

Animaux transgénétiques transformés en usine pharmaceutique

Moutons et vaches produisant dans leur lait des substances utilisables à des fins médicales.

Animaux transgénétiques utilisés comme modèles cliniques dans la recherche médicale

Soumis aux techniques du génie génétique, les animaux deviennent porteurs des maladies de l'homme. Ces animaux endurent d'intenses douleurs. On sait déjà aujourd'hui que ces modèles cliniques n'ont qu'une fiabilité très limitée quant à l'appréciation chez l'homme, le corps animal réagissant dans la plupart des cas différemment du corps humain souffrant de la même maladie. La recherche inflige des souffrances intolérables aux animaux pour n'obtenir que des résultats maigres et incertains. Cette nouvelle technologie est poussée par des intérêts économiques dont les effets à court ou long terme ne sont guère pris en compte. L'utilisation de la biotechnologie vise avant tout à augmenter le rendement. A l'avenir, il faudra de moins en moins d'exploitations agricoles pour répondre à la demande. Cette évolution menace directement les petits paysans. Ceux du tiers-monde en sont le plus durement touchés. La manipulation génétique des animaux de rente ne peut combattre la faim dans le monde puisque ces animaux transgénétiques, plus faibles de constitution, requièrent des soins spéciaux que le tiers-monde ne peut leur accorder. Par ailleurs, le prix d'achat de ces animaux brevetés est beaucoup plus élevé, prix auquel s'ajoutent les royalties à payer pendant vingt ans pour tout animal issu de parents transgénétiques.

Un nombre de plus en plus restreint de multinationales contrôle l'ensemble de la production alimentaire, de la semence jusqu'au produit sur l'étagère des magasins. L'utilisation des nouvelles technologies aboutit, en fin de compte, à une accentuation du fossé entre pays riches et pays pauvres. Les problèmes existants s'aggraveront également : surplus de production dans les pays occidentaux - dettes, faim et misère dans les pays pauvres.

En l'absence de normes de sécurité, septante scientifiques du monde entier ont demandé, en 1974 déjà, un moratoire dans la recherche génétique afin de pratiquer la "stratégie de l'ignorance". On ne peut être contre les techniques génétiques, elles sont là, il faut légiférer pour éviter les abus et les dérapages.

L'initiative pour la protection génétique ne touche pas la médecine, ni ses applications, ni la recherche scientifique dans le domaine médical. Elle veut fixer des limites aux interventions dans le patrimoine génétique des plantes et animaux. Modifier le patrimoine héréditaire des animaux, c'est attenter à la dignité de l'animal.


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Tenez, Madame, votre médicament n'a pas provoqué d'effets secondaires chez les souris, moustiques, singes et tigres!


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