AN 1998-1

Situation lamentable dans les porcheries fribourgeoises

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«Etable» de M Juriens à Ursy:Truies fixées par des sangles dans des stalles étroites, sur le sol dur sans litière et ...

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... sans la possibilité de s’occuper comme prescrit par l’ordonnance sur la protection des animaux.


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Encore une étable de M Juriens à Ursy...

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... dans laquelle tous les principes de la protection des animaux sont violés.


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L’écurie de M Davet, Chavannes-les-Forts. Les chevaux sont attachés par des chaînes et obligés de se coucher dans la saleté...

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Ce poulain de M Davet, blessé et malade, se tenait à peine debout avec cette blessure purulente au pied.


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Encore un taudis chez M Juriens à Ursy...      ...où les mères avec leurs petits sont obligées de végéter dans la quasi obscurité, emprisonnées dans une cage ayant tout juste la grandeur de leur corps.


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Porcherie sur deux étages de M Bérard à Epagny...... Les animaux se tiennent sur des caillebotis sans aucune possibilité de s’occuper et de se coucher dans un nid de paille.

 

(SW) Dans le courant de cet été, plusieurs articles parus dans divers journaux avaient pour thème l'application, dans le canton de Fribourg, des Loi et Ordonnance sur la protection des animaux de la rente. L'article suivant informe nos lecteurs sur les dessous de l'affaire faisant l'objet de ce rapport.

Le 27 juin 1997, nous avons dénoncé auprès des autorités compétentes en matière de protection des animaux, l'exploitation de porcs de M. Alexis Juriens à Ursy.

Dans cette exploitation, les Loi et Ordonnance sur la protection des animaux sont violées. Nous avons donc demandé au vétérinaire cantonal d'appliquer l'art. 25 de la Loi, soit de fermer cette exploitation.

Le 22 juillet, le vétérinaire nous informe que le paysan "est d'accord de procéder à une étude en vue d'assainir son exploitation", avec l'aide technique d'un conseiller "d'Agri-Natura".

Ce dernier nous répond au téléphone que l'exploitant n'étant pas propriétaire des bâtiments, l'affaire ne peut-être réglée tout de suite, que les animaux veuillent donc bien patienter !

Suite à l'article paru dans "La Liberté" - nous avions envoyé copie de la plainte à la presse -, M. Juriens adresse un courrier à ce journal et à l'ACUSA. Il affirme "...j'ai toujours respecté les animaux que j'aime et que j'élève", puis, "Sachez encore que l'on ne construit rien, absolument rien sur des mensonges et des calomnies", et il continue à l'intention de l'ACUSA : "...cherchez et trouvez le respect vis-à-vis des autres (êtres humains ou animaux confondus)".

Définition du mot "respect" par le LAROUSSE : "Sentiment qui porte à traiter quelqu'un avec déférence en raison de son âge, de sa supériorité, de son mérite".

Dans ce cas précis, qui devons-nous respecter et pourquoi ?

- A cause de la supériorité présumée de l'homme sur les animaux on lui donne le droit d'exploiter les animaux comme il le fait ?

- A cause du métier ? A ceux qui ont le pouvoir voire l'obligation de veiller sur l'application des exigences de la législation sur la protection des animaux, et qui négligent leur devoir autant envers les animaux qu'envers les citoyens ?

- Enfin, il reste l'âge...

En juillet, nous avons déposé sept autres plaintes contre des exploitations non conformes aux lois - il est donc ici toujours question des Loi et Ordonnance en vigueur depuis 16 ans - soit :

Porcherie de M. Bérard à Epagny sur deux étages. L'art. 2 de la Loi ainsi que l'art. 5, al. 3 et l'art. 20 de l'Ordonnance de la protection des animaux sont violés.

Porcherie de M. Andrey, Le Paquier: Il s'agit d'une étable délabrée pour bétail, absolument inadaptée pour la détention de porcs. Le sol de béton est couvert d'excréments d'animaux, le rendant ainsi très glissant, et sur lequel les porcs sont aussi obligés de se coucher. L'art. 2 de la Loi est gravement violée ainsi que l'art. 5, al. 3 et l'art. 20 de l'Ordonnance.

Porcherie de la Laiterie de Grandvillart: L'art. 2 de la Loi ainsi que l'art. 5, al. 3 et l'art. 20 de l'Ordonnance ne sont pas respectés dans cette porcherie située bien loin du village à côté d'une gravière.

Porcherie de la laiterie de la Tour-de-Trême
: Grand bâtiment dans lequel les animaux ne sont pas logés conformément à la législation.

Porcherie de la Société de laiterie La Sionge: Nous avons visité à plusieurs reprises cette porcherie. Qu'elle soit sur occupée ou à moitié vide, les conditions de vie des animaux y sont catastrophiques. En hiver, ils se blottissent les uns contre les autres pour se procurer un peu de chaleur sur un sol de béton extrêmement sale et à moitié gelé. Le "fenêtres" sont si sales que les animaux vivent presque dans l'obscurité.

Quelques habitants des maisons environnantes sont entièrement conscients de la situation lamentable et l'admettent ouvertement.

Porcherie à Vuadens: Il s'agit d'une grande porcherie sur deux étages.

Le responsable, M. Dunand, nous assure être en possession d'un certificat attestant de la conformité de la détention aux lois sur la protection des animaux.

De source sûre, nous disposons d'informations que ceci n'est pas le cas.

Exploitation de M. N. Davet, Chavannes-les-Forts: dans cette porcherie, aux dires du vétérinaire M. Besson de Romont, "il y aura des améliorations à faire". Et pour cause ! L'art. 2 de la Loi ; l'art. 5, al. 3, l'art. 20 et l'art. 23, al. 2 de l'Ordonnance ne sont pas respectés.

M. Davet tient en outre quelques chevaux et vaches qu'il parque dans une petite "écurie" située en avant de sa porcherie, un taudis crasseux, froid et sombre. Nous avons été témoin du très mauvais état de santé d'un poulain. Sur notre insistance, le vétérinaire Besson et le vétérinaire cantonal sont allés voir ce petit bout d'animal souffrant - quelques jours plus tard il a d'ailleurs dû être abattu - et de même ils ont pu constater le délabrement de l'écurie.

Auparavant, nous avons vu une vache, dans un état bien lamentable elle aussi, couchée à côté de la porcherie !

Pendant tout l'été, les porcs ont croupi dans leur misérable logis, dans des conditions non conformes aux Loi et Ordonnance en vigueur depuis 16 ans... et le vétérinaire cantonal accorde encore un délai ! Jusqu'à quand les contrevenants jouiront-ils de la complaisance des autorités, se moquant ainsi de la volonté du peuple qui a clairement fait comprendre, par voie de vote, quelle sorte d'agriculture il est prêt à financer ?

Il y a néanmoins un remède à cette situation, un seul : renoncer à consommer de la viande ! Aussi longtemps que les animaux doivent survivre dans de pareilles conditions, renoncer à consommer leur chair est le seul moyen pour faire comprendre aux milieux concernés qu'ils ont affaire à des êtres vivants, capables de souffrir, des créatures dont l'existence ne doit pas être réduite à un simple calcul, soit grossir et atteindre le poids d'abattage le plus rapidement possible, à moindres frais et soins!


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