Protection des animaux décevante
Extrait du "Courrier des bêtes"
Mises à part quelques améliorations pour le bien-être des animaux, la nouvelle
ordonnance sur la Protection des animaux est décevante.
Vaches et génisses continueront d'être à l'attache durant 275 jours par année,
légalement. Le cruel dresse-vache continue d'être autorisé. Les truies seront encore
enfermées dans logettes, durant ces 10 prochaines années. les sols sans litière faits
de béton ou de caillebotis sont encore autorisés pour le bétail de boucherie et les
porcs à l'engrais dans les installations actuelles.
Presque tous les mauvais traitements restent permis : l'arrachage des poils de lapins
angora, l'arrachage des duvets des oies et canards, la coupe de la queue chez les
porcelets et les agneaux, sans anesthésie, l'écornage des veaux sans anesthésie. La
demande de limiter la durée des transports n'a eu aucun écho, ainsi que la demande de ne
pas mettre en vente des cages ou installations contraires aux principes de la Protection
des animaux. Ainsi, on continuera de vendre des cages trop petites ou mal agencées.
La Confédération encourage l'agriculture par des subsides financiers et par millions
pour favoriser une détention des animaux conforme à leurs besoins et à la législation.
Les agriculteurs touchent des soutiens financiers pour la PI (production intégrée), pour
la DPA (détention des animaux en plein air), et d'autres subventions. Aucune profession
n'est aussi soutenue financièrement par la Confédération que l'agriculture. En quelque
sorte, l'État paie pour que des citoyens se conforment à la législation !
Dans ces conditions de perpétuels conflits avec l'agriculture, donc de l'agriculture
rétrograde, il ne faut pas s'étonner que le végétarisme se développe parmi les
consommateurs et en particulier parmi les protecteurs des animaux.