AN 1998-1

La Migros Trompe ses clients, la viande pour ces produits provient d'animaux maltraités lors de l'abattage en Italie:
Jambon de Parme et salami... et la vérité à la façon MIGROS

Par Erwin Kessle, président de l'association contre les usines d'animaux ACUSA/VgT

migros-parma-7.jpg (16545 Byte)


Les habitants des villages avoisinant ce complexe industriel que nous avons eu de la peine à trouver, ignorent qu'il s'agit d'un abattoir et d'une usine pour denrées carnées à base de viande de porc. Journellement, des milliers d'animaux y sont déchargés, bien à l'abri des regards.

migros-parma-6.jpg (22594 Byte)

Si le déchargement se passe à peu près correctement, à l'intérieur par contre l'enfer commence pour les animaux. Pendant les week-ends, "la marchandise", arrivée le vendredi, est "entreposée" dans des boxes. Les animaux peuvent à peine se mouvoir. Sans nourriture et sans eau, ils sont contraints d'attendre le redémarrage de l'abattoir lundi matin.

migros-parma-1.jpg (41278 Byte)

migros-parma-2.jpg (46016 Byte)

migros-parma-4.jpg (60387 Byte)

Nous avons filmé un cochon mourant qui a été jeté en fin de journée dans le couloir pour y mourir. Lors de notre recherche nocturne, il vivait encore:

migros-parma-3.jpg (59317 Byte)

Jour et nuit, de grandes quantités de purin sont déversées dans la rivière ! Est-ce cela, la qualité contrôlée et garantie de la Migros?

migros-parma-5.jpg (37419 Byte)


En décembre 1994, la Migros écrivait dans le "Brückenbauer": "Le salami et le jambon de Parme, en vente à la Migros, nous sont fournis par la firme italienne Beretta, entreprise familiale dirigée déjà depuis la troisième génération par les membres de la famille. Les employés s'identifient à la production de ces spécialités ; la confection du salami est une affaire de tradition. La famille Beretta se soucie tout particulièrement d'un contrôle rigoureux de ses produits en ce qui concerne la qualité et l'hygiène". Qu'on ne s'y trompe pas, il ne s'agit nullement d'une entreprise familiale "traditionnelle" comme le texte peut le laisser supposer ! Beretta est une entreprise énorme, produisant avec des moyens ultramodernes dans plusieurs complexes industriels informatisés. Dix pour-cent de la production annuelle des 20'000 tonnes de salami, mortadelle et jambon de Parme sont destinés à la Migros. On nous assure que les directives pour la protection des animaux - que la Migros a établi en 1982 et révisée en 1990 - sont également valables pour les producteurs étrangers. M. Heinzelmann, Directeur à la Migros, déclarait devant le tribunal que la Migros contrôlait sans faillir la production à l'étranger ; dans le cas de l'entreprise Beretta, "chaque animal est répertorié et contrôlé jusqu'à son engraisseur ". Le VgT a tenu à s'en assurer par lui-même ; il est allé voir les abattoirs italiens et peut témoigner de ce qui suit:

Dans les abattoirs - qui fonctionnent conformément aux directives éthiques de la Migros sur la protection des animaux -, les cochons livrés le vendredi pour l'abattage, sont contraints d'attendre jusqu'au lundi pour êtres tués. Pendant tout le week-end, ils sont "entreposés" par centaines dans d'énormes halles, comprimés dans des boxes, sans nourriture et sans eau! Nous avons vu un animal malade qui, en fin de journée, a tout simplement été traîné dans le couloir pour y mourir.

Extraits de la conception révisée sur la protection des animaux de 1990 : "Nous devons traiter les animaux comme des êtres vivants, même s'ils nous servent de nourriture. De ce fait les méthodes d'élevage doivent tenir compte de leurs besoins spécifiques"..."Nous voulons offrir à nos clients des produits provenant d'élevages qui tiennent compte des besoins spécifiques des animaux, qui ont été transportés et abattus avec ménagement "..."Des contrôles réguliers doivent nous assurer que nos directives et impératifs sont respectés ".

La Loi sur la concurrence déloyale est restée lettre morte de même que celle pour la protection des animaux. Selon décision du Tribunal Fédéral, le VgT n'est pas officiellement légitimé pour déposer plainte, contrairement aux sages organisations des consommateurs qui n'en font pas usage.


homepage ACUSA