La Migros Trompe ses clients, la viande pour ces
produits provient d'animaux maltraités lors de l'abattage en Italie:
Jambon de Parme et salami... et la vérité à la façon MIGROS
Par Erwin Kessle, président de l'association contre les usines d'animaux ACUSA/VgT

Les habitants des villages avoisinant ce complexe industriel que nous
avons eu de la peine à trouver, ignorent qu'il s'agit d'un abattoir et d'une usine pour
denrées carnées à base de viande de porc. Journellement, des milliers d'animaux y sont
déchargés, bien à l'abri des regards.

Si le déchargement se passe à peu près correctement, à l'intérieur par contre l'enfer commence pour les animaux. Pendant les week-ends, "la marchandise", arrivée le vendredi, est "entreposée" dans des boxes. Les animaux peuvent à peine se mouvoir. Sans nourriture et sans eau, ils sont contraints d'attendre le redémarrage de l'abattoir lundi matin.



Nous avons filmé un cochon mourant qui a été jeté en fin de journée dans le couloir pour y mourir. Lors de notre recherche nocturne, il vivait encore:

Jour et nuit, de grandes quantités de purin
sont déversées dans la rivière ! Est-ce cela, la qualité contrôlée et garantie de la
Migros?

En décembre 1994, la Migros écrivait dans le "Brückenbauer": "Le
salami et le jambon de Parme, en vente à la Migros, nous sont fournis par la firme
italienne Beretta, entreprise familiale dirigée déjà depuis la troisième génération
par les membres de la famille. Les employés s'identifient à la production de ces
spécialités ; la confection du salami est une affaire de tradition. La famille Beretta
se soucie tout particulièrement d'un contrôle rigoureux de ses produits en ce qui
concerne la qualité et l'hygiène". Qu'on ne s'y trompe pas, il ne s'agit
nullement d'une entreprise familiale "traditionnelle" comme le texte peut le
laisser supposer ! Beretta est une entreprise énorme, produisant avec des moyens
ultramodernes dans plusieurs complexes industriels informatisés. Dix pour-cent de la
production annuelle des 20'000 tonnes de salami, mortadelle et jambon de Parme sont
destinés à la Migros. On nous assure que les directives pour la protection des animaux -
que la Migros a établi en 1982 et révisée en 1990 - sont également valables pour les
producteurs étrangers. M. Heinzelmann, Directeur à la Migros, déclarait devant le
tribunal que la Migros contrôlait sans faillir la production à l'étranger ; dans le cas
de l'entreprise Beretta, "chaque animal est répertorié et contrôlé jusqu'à son
engraisseur ". Le VgT a tenu à s'en assurer par lui-même ; il est allé voir les
abattoirs italiens et peut témoigner de ce qui suit:
Dans les abattoirs - qui fonctionnent conformément aux directives éthiques de la Migros
sur la protection des animaux -, les cochons livrés le vendredi pour l'abattage, sont
contraints d'attendre jusqu'au lundi pour êtres tués. Pendant tout le week-end, ils sont
"entreposés" par centaines dans d'énormes halles, comprimés dans des boxes,
sans nourriture et sans eau! Nous avons vu un animal malade qui, en fin de journée, a
tout simplement été traîné dans le couloir pour y mourir.
Extraits de la conception révisée sur la protection des animaux de 1990 :
"Nous devons traiter les animaux comme des êtres vivants, même s'ils nous servent
de nourriture. De ce fait les méthodes d'élevage doivent tenir compte de leurs besoins
spécifiques"..."Nous voulons offrir à nos clients des produits provenant
d'élevages qui tiennent compte des besoins spécifiques des animaux, qui ont été
transportés et abattus avec ménagement "..."Des contrôles réguliers doivent
nous assurer que nos directives et impératifs sont respectés ".
La Loi sur la concurrence déloyale est restée lettre morte de même que celle pour la
protection des animaux. Selon décision du Tribunal Fédéral, le VgT n'est pas
officiellement légitimé pour déposer plainte, contrairement aux sages organisations des
consommateurs qui n'en font pas usage.