AN 1999

Lu pour vous


Le durcissement dans l'application des OPA et de la disposition "sorties du bétail en hiver", a fait couler beaucoup d'encre dans les journaux spécialisés. Voici quelques exemples.

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La directrice bernoise du département de l'économie publique demande, dans un courrier adressé au conseiller fédéral Pascal Couchepin, l'annulation des sorties en plein air du bétail. "(…) De nombreux paysans ne savaient pas comment remplir l'obligation de sortir leur bétail pendant 30 jours à l'air libre pendant les mois d'hiver. (…)". L'art. 18 de l'OPA stipule que "Le bétail bovin détenu à l'attache doit pouvoir régulièrement prendre du mouvement hors de l'étable mais au moins 90 jours par an. Sur les 90 jours de sortie par an, il faudrait au moins un tiers d'entre eux, soit 30 jours, durant la période de l'alimentation d'hiver". ACUSA: Madame Elisabeth Zölch veut ainsi condamner les vaches à 10 mois de vie enchaînée dans l'étable, éventuellement encore sous le dresse-vache (joug électrique placé au-dessus du dos de l'animal, empêchant ainsi les vaches de courber le dos pour se soulager), sans la possibilité de pouvoir se dégourdir les jambes, ne serait-ce qu'un moment. Et on a prétendu que les femmes allaient "humaniser" la politique…

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Selon M. Zemp, de l'union suisse des paysans, les réactions de dépit sont déplacées. "(…) Des sorties régulières font du bien aux animaux lorsque la place et les conditions météorologiques s'y prêtent (…). La sortie des animaux en plein air est un aspect extrêmement important pour l'image de marque de notre détention animale et donc pour le marché".

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Les paysans fribourgeois demandent plus de souplesse dans l'application des mesures de protection des animaux, notamment dans l'application des dispositions sur les sorties régulières du bétail. (…) L'ordonnance fédérale indique nonante jours par année, "mais il n'est pas écrit trente jours par hiver" a souligné le conseiller d'Etat Pascal Corminboeuf. "Il y a d'autres saisons dans l'année".

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Protection des animaux : encore un "coup vache"! "(…) Accorder un droit de plainte aux organisations protectrices des animaux, c'est encourager des polémiques sentimentales trop souvent déplacées et contraires à la nature. (…) Un profond sentiment de décadence nous afflige lorsqu'on constate que les groupes de travail (sur la réorientation du droit suisse pour la protection des animaux) prévoient des avocats pour les animaux. Y a-t-il des singes qui cherchent du travail? (…) "L'agriculteur, le gardien des animaux, a-t-il commis des crimes" demande, dans une lettre ouverte, le Président de l'association des maîtres agriculteurs de Suisse romande, au conseiller fédéral Pascal Couchepin". ACUSA : Qu'est-ce d'autre qu'un crime ("tache, faute grave, action très blâmable" - Larousse), la manière avec laquelle certains éleveurs industriels de porcs traitent les animaux?

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Il n'y a que le style qui diffère…

"Il ne faut pas que le bien-être des cochons soit mieux réglementé que celui des enfants. Notamment en Suisse alémanique, on se préoccupe plus de la surface à disposition des cochons que des enfants des banlieues". (Fernand Cuche).

"Quelques-uns viennent déverser le trop-plein de leur tendresse philanthropique sur les animaux, pour lesquels ils demandent aide et protection contre les mauvais traitements. Nous supplions ces honorables amis des quadrupèdes d'arrêter un instant leur zèle charitable pour le reporter sur des sujets plus élevés et plus dignes d'intérêt". (Argument d'un opposant à la loi Grammont, première loi sur la protection des animaux, lors de la votation - et l'acceptation - par l'assemblée française en 1850).

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Résidus de streptomycine dans le miel. "Le nombre de miels contenant des résidus (de streptomycine) est très important, 42%, notamment ceux provenant d'Amérique centrale et du Sud". (…) Il faut souligner que les dénominations vagues "Europe", "Asie", "Océanie", ne renseignent pas correctement le consommateur sur l'origine du produit; il semble aussi exister un certain flou entre le lieu de production du miel et celui de conditionnement du produit fini".

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Aliments pour animaux L'union des producteurs suisses demande au Conseil fédéral de prendre des mesures pour un abandon total de toutes matières carnées ENCORE PRÉSENTES (en minuscules dans le texte) dans l'alimentation des bovins et des herbivores; cela signifie entre autre la suppression des graisses animales, des farines de poisson ou autres déchets de mammifères et non mammifères. Seules sont interdites à l'heure actuelle les farines de viande et d'os. L'union constate qu'"il n'est pas sain que les parties non utilisées d'un animal pour l'alimentation humaine soient recyclées au sein de la même espèce" et demande une "interdiction des importations de denrées alimentaires utilisant des modes de production interdits en Suisse". ACUSA : Décidément, nul n'est prophète dans son pays! Depuis combien de temps les organisations de protection des animaux - et des consommateurs - demandent-elles précisément que ces mesures soient prises? Il a fallu les catastrophes de la "vache folle", des résidus de Dioxine dans le fourrage, l'éventuelle importation de viande bovine contenant des hormones, pour que les représentants des agriculteurs joignent leurs revendications aux nôtres! Mais mieux vaut tard que jamais…

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Du sang dans le vin? Le sang de boeuf est-il utilisé en Suisse pour la clarification des vins? Le code international des pratiques oenologiques de l'office international de la vigne et du vin (OIV), admet pour le collage des vins les argiles clarifiantes ainsi que la gélatine, l'alumine, le blanc d'oeuf, la colle de poisson, le lait écrémé, la caséine, l'albumine de sang, la poudre de sang séché, provenant d'animaux sains. L'OIV ne mentionne pas l'origine animale (sang de boeuf, de porc, ou autre). En 1997, suite à la maladie de la "vache folle", L'UE a interdit les produits à base de sang. L'ordonnance suisse sur les denrées alimentaires autorisait, avant juillet 1995, les clarifiants de nature protéique suivants: la gélatine, le blanc d'oeuf frais, le lait maigre centrifugé, la poudre de lait écrémé, la colle de poisson; les produits dérivés du sang étaient donc interdits. L'ordonnance entrée en vigueur en juillet 1995 ne cite plus les substances autorisées pour le traitement en cave des vins. L'ordonnance sur l'agriculture biologique (elle autorise l'ovalbumine, la caséine, la gélatine, la colle de poisson) et le code suisse des bonnes pratiques oenologiques n'admettent pas les produits à base de sang pour la clarification des vins. Il faut cependant noter que ce code ne dispose pas d'une base légale le rendant contraignant. ACUSA : Ces informations de la station de recherche agronomique de Changins devraient intéresser les végétariens… et surtout les végétaliens.

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Prix humanitaire 1998 Le Congrès juif américain a décerné le Prix humanitaire 1998 au président de la direction de Novartis. Ce prix récompense les recherches du groupe pharmaceutique bâlois sur la génétique. ACUSA : Etonnant! Les mêmes milieux récompensent la recherche de pointe tout en restant fidèlement attachés à une coutume archaïque qu'est l'abattage rituel. Il y a néanmoins un facteur commun: la souffrance et l'angoisse pour les animaux.

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Consommez, encore et encore, jusqu'à ce que vous étouffiez!

En 1999, les Américains auront consacré 96 milliards de nos francs pour soutenir leur agriculture, alors que l'Union Européenne n'aura engagé "que" 68 milliards - sans les quelque 1,2 milliards des Helvètes. Ces milliards sont la somme tangible, le "cash sur la table", la partie visible de l'iceberg. A combien de millions de milliards vont-ils se chiffrer, les dégâts causés à l'environnement, les forêts abattues et disparues à tout jamais, les nappes phréatiques polluées, l'eau des lac asphyxiée, l'espace des animaux sauvages détruit irrémédiablement?

Selon un rapport de la FAO (Organisation pour l'Alimentation et l'Agriculture de l'ONU) en 1994 déjà, 60% des stocks mondiaux de poissons étaient exploités à la limite de leur viabilité ou en voie d'épuisement; un tiers du poisson pêché est transformé en farine pour le bétail.

Un tiers aussi de la récolte mondiale de céréales et utilisé pour nourrir le bétail; et le blé ne pousse pas tout seul, le prélèvement d'eau a doublé depuis 1960, on compte 3600 milliards de mètres cubes par an - combien de millions d'enfants meurent-ils chaque année à cause du manque d'eau?

En Asie, 70% des forêts ont disparu depuis 1960. Comment les forêts restantes absorberont-elles le CO2 qui est généreusement lâché dans l'atmosphère?

Toutes ces données ont été diffusées par tous les médias, partout; personne ne peut prétendre les ignorer. Mais on produit, on consomme, on bouffe - et tant pis pour le reste. Pourtant, le "reste", entre autres, ce sont aussi les petits-enfants à nous!


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