Le tourisme alimentaire
Selon une information de la COOP, le "tourisme alimentaire" a encore
pris de l'ampleur en 1998. Les citoyens de notre pays s'approvisionnent chez nos voisins,
outre en vins et spiritueux - 42% des achats -, en viande, beurre et fromage; une petite
quantité seulement de légumes traverse les frontières à destination de la Suisse.
Nous avons voté et ainsi imposé des lois contraignantes à nos producteurs de viande et
de produits laitiers; s'il est vrai que nous devons hélas constater que cette
législation n'est pas encore ou trop peu respectée, certains modes de détention
d'animaux par contre sont absolument proscrits dans notre pays. Les
acheteurs-consommateurs de viande de veau blanche doivent savoir qu'il est encore légal
en France, jusqu'en 2006, d'élever les veaux dans des boxes si exigus qu'ILS NE PEUVENT
SE COUCHER! ILS PASSENT LEUR VIE ENTIERE DEBOUT! Les veaux souffrant de soif chronique ils
risqueraient, en se couchant, de lécher leurs sécrétions! Pourquoi un tel cauchemar?
Pour que leur viande destinée aux fins gourmets soit blanche, la plus blanche possible,
d'un blanc immaculé!
Souffrance, angoisse, peur et solitude de ces innocentes créatures méprisées; quelle
saveur a-t-elle, leur chair?
De même, aucune loi française ne contraint les producteurs de lait à laisser sortir les
bovins en dehors de l'étable, ne serait-ce qu'un seul jour
sauf pour prendre le
chemin de l'abattoir. Mais surtout, ne plaignez pas ces animaux ce jour-là, plaignez-les
le jour de leur naissance!
Il en va de même des chevaux. Le législateur de la Grande Nation se moque aussi du sort
des chevaux de boucherie et du sport.
Les "touristes alimentaires" soucieux du prix de leurs achats doivent aussi
connaître le prix payé par les animaux pour produire leurs marchandises; la viande des
animaux maltraités doit peser très lourd dans leurs cabas