Usine d'animaux dans le canton de Genève
La vétérinaire cantonale cherche-t-elle la paille dans l'oeil d'ACUSA pour ne pas voir la poutre dans le sien ?
La médiatisation outrancière de
l'éclatement du scandale de la Dioxine - laquelle passe du fourrage des animaux dans leur
chair, leur lait, leurs oeufs - nous avait incités, une fois de plus, à informer le
public également sur les conditions déplorables dans lesquelles les animaux dits de
rente sont obligés de passer leur misérable "vie".
La plupart des oeufs importés provenant de poules tenues en batteries, les membres de
notre association ont voulu illustrer leurs propos non seulement au moyen de photos de
pauvres poules au corps meurtri, mais de façon encore bien plus concrète. Sachant que la
place accordée à trois poules dans une batterie équivaut à 2 feuilles A4 et pour
montrer aux passants - dont la majeure partie n'a plus l'occasion de voir des poules
vivantes - la place nécessaire à trois pondeuses rien que pour pouvoir se tourner, trois
poules brunes appartenant à la responsable du stand, furent installées dans un parc à
bébé pourvu d'une litière de paille, d'eau et de grains à discrétion; devant le
"poulailler", l'espace disponible dans une batterie avait été tracé.
Pour assurer un peu d'intimité à nos "manifestantes ailées", la moitié de
leur cage improvisée était couverte d'un drap - précaution inutile, car les animaux se
sont montrés intéressés par les allées et venues et se sont volontiers laissé
caresser par de nombreux enfants enchantés, ce qui n'était pas du goût d'un employé du
service vétérinaire cantonal passant par hasard par là. Celui-ci attira notre attention
sur le fait que, ne disposant pas d'un permis pour exposer des animaux, nous nous
trouvions en infraction à la législation sur les loi et ordonnance sur la protection des
animaux
Par la suite, une contravention a été dressée contre nous pour violation des
dispositions légales, soit de l'art. 8 de la protection des animaux qui stipule "Le
commerce professionnel d'animaux et l'utilisation d'animaux vivants à des fins
publicitaires sont soumis à une autorisation cantonale" et des articles 46 et 47 de
l'ordonnance.
Nous contestons bien sûr cette contravention, car nous ne faisons ni commerce
professionnel d'animaux ni de la publicité pour l'élevage de poules en batterie.
Nous recommandons au collaborateur zélé service vétérinaire cantonal de se promener
dans les environs de Satigny, et de visiter la porcherie de Choully S.A, chemin de
l'Ardère 25 à 1242 Choully. Dans ce grand élevage de porcs, la législation en vigueur
depuis 18 ans est gravement violée, les animaux ne profitent même pas du peu que les
lois et ordonnances leur concèdent.
Plainte a donc été déposée à l'encontre des responsables-propriétaires de Choully SA
pour violation des lois et ordonnances sur la protection des animaux. Nous demandons aux
autorités compétentes de s'assurer que les propriétaires se conforment aux lois en
vigueur.
Porcherie de choully S.A., chemin de l'Ardère 25 à 1242 Choully. Dans
ce grand élevage de procs, la législation en vigueur depuis 18 ans est gravement
violée, les animaux ne profitent même pas de peu que les lois et ordonnances leur
concèdent.
Toutes les mères dans cette usine d'animaux doivent mettre bas sur le
sol dur, sans la paille préscrite par la loi.
Des porcelets morts derrière la mère qui ne peut se tourner dans la
cage.
Les animaux sont détenus comme si la loi pour la protection des
animaux n'existait pas.