AN 1999

Les traditions évoluent ... le troisième millénaire sera celui du coeur



Piège à mâchoires conventionnel


Piège à mâchoires "humain" (appelé "soft catch").

Ces pièges barbares sont interdits en Suisse et en UE, mais couramment appliqués en Amérique du Nord et en Russie.


La préhistoire, cela vous rappelle-t-il quelque chose ? Les hommes des cavernes qui, massue à la main, traînent par les cheveux leurs compagnes parées d'amples fourrures ! Les femmes aimaient-elles ça ? Peut-être dans le sens du dicton de je ne sais plus quelle contrée latino-américaine qui dit ainsi : "si ton mari ne te bat plus, c'est qu'il ne t'aime plus". Ce qui, de toute évidence, importait alors déjà, était de se faire offrir de belles fourrures !

A l'aube du troisième millénaire, les coutumes, heureusement, ont évolué. Même les chasseurs de têtes préfèrent désormais mettre leur habileté à l'épreuve sur internet et les membres des expéditions polaires se protègent du froid extrême par des vêtements en fibres modernes, super-performantes.

Restent accrochées à des traditions décidément révolues quelques femmes qui, aujourd'hui encore, aiment s'afficher enveloppées de dépouilles d'animaux, créatures pourtant si fascinantes de leur vivant. On peut se demander quelle en est la raison : besoin d'aguicher à n'importe quel prix ou de simuler une position sociale enviée ? Forcément, à coups de soldes et de liquidations, la fourrure est devenue abordable pour presque toutes les bourses. Le prix fort de cette néfaste vanité, ce sont les animaux qui le paient.

Des milliers d'animaux sont entassés dans des élevages de l'horreur. Ces élevages sont interdits en Suisse. Il n'existe pas d'"élevage en liberté". Un élevage du style "zoo" demanderait beaucoup trop d'espace pour être rentable. (En Suisse, la loi prescrit une surface de 20m2 par couple de renards, avec aire de grattage.)

Cependant, l'importation de dépouilles d'animaux ayant souffert ce supplice est tolérée par nos lois.

10-20% des fourrues importées en Suisse proviennent d'animaux qui ont subi la torture de pièges atroces, macabres souvenirs des fers de l'inquisition.

Toute garniture de fourrure - pour discrète qu'elle soit - recèle le martyre et le sang d'un animal.

Le troisième millénaire sera celui de l'amour, de la tendresse et de la compassion. Côté mode : bannissons la crauté de notre garde-robe! Faisons fi de la fourrure!

80-90% des fourrues importées en Suisse proviennent d'animaux ayant souffert le martyre des élevages de l'horreur : ces créatures super-actives, avides de grands espaces sont condamnées à tourner en rond, toute leur triste vie durant, dans une minuscule cage au sol en treillis de fil de fer.

La délivrance vient au prix d'une mort hideuse : les animaux sont assommés, tués par fracture de la nuque, gazés ou électrocutés - une électrode dans la gueule, l'autre dans l'anus -; c'est tellement élégant la fourrure!


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