AN 2000

ACUSA-News 2000
ISSN 1424-4438

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Editorial: Edmond Kaiser

A Bernex, canton de Genève: "Oeufs de ferme" pondus par des poules en cages! Suite aux interventions d’ACUSA, cette exploitation illégale a été fermée

Grigori Aleksandrovitch Potemkine est-il aussi passé par Fribourg?

Porcheries romandes

ACUSA obtient gain de cause contre le propriétaire de l'«Hôtel du porc***» à Corcelles-sur-Chavornay

A la recherche de cochons heureux

L'exploitation agricole de l'Institut psychiatrique de Marsens

La porcherie de l'Institut agricole de Courtemelon à Courtételle (JU) sera enfin fermée

Le vétérinaire cantonal vaudois est-il impuissant et/ou consentant et/ou résigné?

Grave abus de chevaux - les fermes "PMU Pregnant Mare Urine" au Canada

"Seulement les demi-mondaines et écervelées portent encore la fourrure"

Plumes de canards dans la cour du Collège des Colombières à Versoix

Les cailles à Villarepos

Mutilation de bébés-animaux: la castration des porcelets

Lu pour vous

Chère lectrice, cher lecteur

Carottes aux raisins parfumées au curry


Le premier août, à l'occasion de la Fête nationale, la MIGROS proposait dans deux de ses parcs publics les mets "typiquement suisses" suivants: Plat oriental, avec de la viande de volaille - provenance: la Chine. Steak de cheval - provenance: le Canada. Du mauvais goût plus d'une fois!


“Seules les écervelées et les demi-mondaines portent encore de la fourrure"
Prince Sadruddin Aga Khan
(voir aussi sur Internet sous www.inFURmation.com)

… et nous ajoutons: les femmes cruelles, égocentriques et sans aucune compassion pour les animaux qui souffrent et dont elles portent les dépouilles.

Aucune d'elles ne peut plaider l'ignorance; tous les médias ont montré des images d'animaux agonisant dans une trappe, d'animaux sauvages enfermés toute leur vie dans d'ignobles cages grillagées. Les méthodes de mise à mort les unes plus barbares que les autres ont suffisamment été décrites. Ces femmes affichent ainsi ouvertement leur état d'esprit; qu'elles ne s'étonnent donc pas de réactions hostiles à leur égard surtout de la part d'enfants et de jeunes gens.


Plumes de canards dans la cour du Collège des Colombières à Versoix

Nous n'étions pas les seuls à être navrés de constater qu'Ecole & Quartier persiste à proposer, cette année encore, des cours de cuisine pour la préparation de mets à base de foie gras. En effet, des activistes de l'organisation "Animal Liberation Front" ont montré leur désapprobation en éparpillant, le jour de l'inscription, des plumes devant la porte d'entrée du Collège; nous les remercions de cette petite manifestation symbolique. Les deux dernières années, associés à plusieurs organisations de protection des animaux, nous avions prié Ecole & Quartier de renoncer à donner ce cours-ci vu que le foie gras provient d'animaux odieusement maltraités; pour illustrer nos propos de façon irréfutable, nous avions joint des dépliants et brochures de plusieurs mouvements combattant l'industrie du foie gras.

Les cours ont néanmoins eu lieu, cette année aussi. Il est à craindre que pour impressionner les responsables de l'organisation des cours d'Ecole & Quartier il faudra, hélas, plus que des plumes de canards et d'oies - de bonnes idées sont donc les bienvenues…
P.S. Nous rappelons que les cours d'Ecole & Quartier bénéficient du soutien du Département de l'instruction publique, que les inscriptions ont lieu dans un bâtiment publique et que les cours se déroulent dans une cuisine scolaire.


Les cailles à Villarepos

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Elles sont toujours dans leurs cages… Nous avons pourtant cru que les autorités compétentes allaient mettre fin à cette honteuse cruauté infligée à ces petits volatiles qui sont élevés uniquement pour le seul plaisir gustatif de quelques "fins becs"…


Mutilation de bébés-animaux: la castration des porcelets

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Monsieur Marcel Scherer, engraisseur de porcs à Hünenberg (ZG) et conseiller national (UDC), se vante d'avoir déjà castré 30'000 porcelets - les mâles parmi les petits de ses 150 truies qu’il tient dans d’abominables cages métalliques – au moyen d’un coupe-ongles. Aux porcelets des deux sexes, la queue est raccourcie pour prévenir le cannibalisme des animaux dû à leur ennui mortel dans les boxes d’engraissement où ils sont contraints de vivre, sans occupation, durant toute leur triste existence. Les éleveurs adaptent donc les corps des animaux à la méthode de détention en s’octroyant la liberté de couper dans la chair vivante, au lieu d’améliorer les conditions de détention en se conformant à la législation en vigueur depuis bientôt 20 ans, soit l’art. 20 de l’Ordonnance sur la protection des animaux qui stipule: «Les porcs doivent pouvoir s’occuper assez longtemps avec de la paille, du fourrage grossier ou d’autres objets appropriés».  


Chère lectrice, cher lecteur

Après la dernière parution de notre journal, de très nombreuses lettres nous sont parvenues; nous remercions très chaleureusement tous les lecteurs qui ont pris le temps de nous faire part de leur opinion, même s’ils ne partagent pas entièrement – ou pas du tout – nos convictions. Qu'ils soient assurés que nous avons lu leurs messages avec la plus grande attention. Il nous est cependant impossible de répondre individuellement à chacun et nous espérons qu'on ne nous en tiendra pas rigueur. Ci-après nos réponses aux questions et réflexions le plus souvent soulevées:

ACUSA est une organisation de protection des animaux, de l’environnement et des consommateurs. Notre mission première est la protection des animaux dits de rente dont nous défendons le droit à un peu de dignité pendant leur courte vie. Nous nous battons pour que les Loi et Ordonnance sur la protection des animaux soient respectées scrupuleusement et sans exception. Nous considérons d’ailleurs insuffisantes les exigences de la législation en la matière, à l’exception de l’article de la loi qui stipule «Les animaux doivent être traités de la manière qui tient le mieux compte de leurs besoins». Cet article qui, à lui seul, englobe toutes les exigences du comportement de l’homme envers les animaux est tourné en dérision par l’ordonnance qui a été édictée pour régler tous les détails obligeant les propriétaires d’animaux à se conformer au moins aux exigences minimales absolues. Nous dénonçons tout propriétaire qui considère ses animaux comme de simples unités anonymes de production et les réduit à un chiffre qui doit se multiplier, aux moindres frais possibles et en un temps donné, conformément à ses calculs.

Le reproche que nous dénigrons l’agriculture tout entière est absolument infondé. Nous indiquons à chaque fois le nom du propriétaire dénoncé, le lieu où se trouve l’élevage concerné ainsi que les motifs exacts de notre plainte.

"ACUSA-News" est-il le journal d’une association de végétarisme qui n’ose l’admettre? Non, le but de notre association est d’informer les citoyens et citoyennes, consommateurs et consommatrices, sur les conditions de vie des animaux dits de rente avant tout dans les grands élevages où, en raison du grand nombre de bêtes, aucun contact individuel n’existe entre l’animal et l’éleveur, où plus personne ne se soucie du bien-être personnel de l’animal qui est réduit à une simple marchandise. Les images publiées dans nos journaux montrent leur misère.

Ayant vu et ressenti douloureusement cette misère des animaux de rente, et connaissant le laxisme des autorités censées appliquer la législation, nous avons réalisé qu’une seule conclusion s’imposait, c’est-à-dire refuser d’acheter et de consommer la chair des animaux ainsi martyrisés, donc de manger végétarien, comme l’écrit aussi le vétérinaire cantonal vaudois: «(…) Seulement les consommateurs pourraient changer fondamentalement les choses en modifiant leurs habitudes. (…)». Il ne nous est actuellement pas possible de répondre aux lecteurs qui nous demandent des adresses pour se procurer de la viande BIO; nous comptons faire une information détaillée sur cet important sujet dans une prochaine édition de notre journal.

Nous l’avons écrit et nous insistons: le foie gras et les cuisses de grenouilles ne peuvent être produits sans cruauté extrême pour les animaux concernés quoique les fabricants prétendent le contraire, et nous demandons à nos lecteurs de ne pas se laisser berner par leurs arguments fallacieux, avancés bien entendu uniquement dans l’intérêt de leurs affaires!

Nous remercions le Dr. Loup, vétérinaire cantonal du canton de Fribourg, de ses réflexions sur notre article «La mise à mort publique d’un cochon» paru dans notre journal de décembre 1999. Il nous écrit: «(…) Nous ne voulons pas d’une génération qui croit que le lait se fabrique dans les berlingots, et que les côtelettes poussent sur les arbres. Il est donc de notre devoir de montrer la vérité aussi dure qu’elle soit. (…)» Nous lui avons répondu: «Vous avez tout à fait raison, et je l’ai écrit, les gens et aussi les enfants doivent savoir que «les côtelettes ne poussent pas sur les arbres». Celui qui veut consommer de la viande doit savoir qu’à cette fin il y a eu la mise à mort d’un être vivant. Celle-ci doit-elle pour autant être présentée comme un divertissement, devant une foule ne témoignant ni estime ni compassion à l’animal apeuré, devant des hommes faisant des commentaires stupides et ricanant grossièrement? La mise à mort d’un animal doit-elle être banalisée à tel point et abaissée à un vulgaire spectacle organisé par une société de jeunesse? Où est la dignité de l’animal, et où est la dignité des enfants auxquels on ose présenter un spectacle d’une pareille brutalité? Que les adultes ne se plaignent ensuite pas de la jeunesse sans états d’âme! Ma préférence personnelle pour une alimentation végétarienne n’a rien à voir avec la problématique de cette manifestation, mais avec ma conviction profonde que la mise à mort d’un animal ne doit pas donner lieu à un spectacle amusant». Nous espérons, et beaucoup de lecteurs avec nous, que le Dr. Loup n’accordera plus d’autorisation pour ce genre de divertissement!

Enfin, pour répondre à des questions concernant l’organisation de notre association: "ACUSA" est la section romande du "Verein gegen Tierfabriken Schweiz" (VgT) fondé en 1989 par le Dr Erwin Kessler. Son journal "VgT-Nachrichten" paraît quatre fois par année. "ACUSA-News" est distribué une à deux fois par année sous forme d’un tout ménage dans divers cantons romands. Les membres et abonnés au journal le reçoivent par courrier adressé; il se peut donc que certains le reçoivent à double. L’administration, la comptabilité et le fichier des abonnés se trouvent au siège de l’organisation en Suisse alémanique. Les activistes travaillent de façon entièrement bénévole. Les fonds récoltés servent prioritairement au financement des journaux VgT-Nachrichten et ACUSA-News.

Nous sommes reconnaissants à nos lecteurs pour toute indication concernant des élevages supposés non conformes à la législation, mais attirons leur attention sur le fait que nous ne pouvons donner suite à des lettres anonymes. En ce qui concerne les cas de mauvais traitement envers les animaux de compagnie, il convient de les annoncer aux SPA régionales.

En espérant vous avoir répondu de façon satisfaisante, nous vous réitérons nos remerciements et vous souhaitons une bonne lecture de notre journal "ACUSA-News" 2000.

*

Dans ce journal, nous vous avons montré des photos d'animaux dans des élevages suisses et avons décrit les conditions dans lesquelles ils doivent survivre. La chair de ces animaux martyrisés nous sert de nourriture. Si nous n'avons pas mentionné les autres créatures qui peuvent aboutir dans nos assiettes, nous ne les avons certes pas oubliées: les lapins eux aussi élevés de façon absolument en contradiction avec les besoins liés à leur espèce, les dindes devenues trop lourdes pour leur ossature, les pigeons élevés en masse dans d'énormes "pigeonniers" industriels, les crustacés - chers aux fins connaisseurs - que sont les crabes, homards et autres langoustes exposés vivants dans les magasins sur de la glace pilée! Et les grenouilles coupées en deux, les canards et oies torturés dans l’industrie du foie gras… arrêtons l’énumération des souffrances que les hommes infligent aux animaux qu’ils dévoreront ensuite!

On peut pourtant se nourrir sans faire souffrir, en mangeant végétarien. La cuisine végétarienne met en valeur les légumes et les fruits - de saison -, les céréales, les épices; elle est infiniment plus créative que celle des "bifteck-pommes-frites", "côtelette-nouilles", etc. Elle encourage la fantaisie du cuisinier et de la cuisinière, elle est un régal pour le palais et les yeux. Toutes les librairies et certaines grandes surfaces proposent des livres de cuisine végétarienne.

 

Carottes aux raisins parfumées au curry

600 g de carottes,
1 c.s. de miel,
1/2 c.s. de jus de citron,
1 c.c. de moutarde de Dijon,
1 1/2 c.c. de curry en poudre,
1 c.s. d'huile de maïs,
1/2 c.c. de sucre brun,
60 g de raisins secs lavés et séchés,
Semoule de couscous grain moyen 

Faites cuire "tout juste à point" les carottes coupées en rondelles. Pendant la cuisson des carottes, mélangez dans un bol le miel, le citron, la moutarde, le curry. Chauffez dans une sauteuse l'huile de maïs. Ajoutez les carottes et faites-les revenir. Saupoudrez-les de sucre brun. Ajoutez les raisins et faites cuire env. 2 minutes en remuant. Versez le mélange miel-citron-moutarde-curry sur les carottes et faites cuire en remuant sans cesse jusqu'à ce que les carottes soient bien glacées.

Servez avec de la semoule de couscous grain moyen (préparé selon les indications figurant sur l'emballage).


homepage ACUSA

http://www.acusa.ch/an2000/index.htm
Mail webmaster: webmaster

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