AN 2000

Lu pour vous

«La vieille distinction entre le blé pour le pain et l’orge pour les porcs est en train de s’estomper. Une partie toujours plus importante de la production de blé est destinée à l’alimentation animale. Les trois quart du grain produit en Suisse sont consommés par les animaux, principalement les porcs, qui engloutissent à eux seuls 41% de la production suisse de céréales». 

AGRI

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«Aux Etats-Unis, 70% de toutes les céréales et 90% du soya produits sont affouragés aux animaux de boucherie. La production d’un kilo de viande de boeuf dans un "feedlot" – avant de partir pour l’abattoir, les bovins sont rassemblés dans des parcs où, pendant quelques semaines, ils sont engraissés avec une nourriture très concentrée (avec ou sans hormones de croissance) – nécessite 7 kg de grains». … «De l’Indonésie à l’Amazonie, les forêts tropicales humides sont brûlées pour faire de la place pour toujours plus de troupeaux de bovins. Mondialement, l’agriculture est la première responsable de la déforestation». 

Worldwatch Institute

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«L’Union Européenne importe – de pays comme le Brésil où 32 millions d’individus souffrent de la faim – 70% de protéines pour l’élevage. Aux USA, la moitié environ de l’eau est utilisée pour la production de fourrage pour les animaux de boucherie… Il faut 100’000 litres d’eau pour produire 1 kg de viande de boeuf».

J. Lustenberger "The meat business"

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«En 1985, pendant la famine en Ethiopie, alors que la population mourait de faim, le même pays exportait du fourrage pour le bétail anglais».

Compassion in world farming

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«Chaque année, six millions d’enfants de moins de 5 ans meurent de malnutrition; environ 67 millions d’enfants dépérissent. La moitié des enfants asiatiques souffrent de malnutrition de façon chronique alors que le pourcentage est de 30% en Afrique et de 20% en Amérique latine.(…)».      

"L’obstiné" – Journal de "Terre des hommes"

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«40% de la population, répartie dans 24 pays, souffrent de pénurie de l’eau, tant en quantité qu’en qualité». 

Banque mondiale

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«25 pays africains devraient manquer d’eau d’ici les 25 prochaines années, tandis que la Chine et l’Inde seraient soumises au stress hydrique (entre 1’000 et 2’000 litres d’eau par personne et par année)».   

Nations unies pour l’environnement

ACUSA: La moitié de la population de porcs vivent et meurent en Chine. Avec l’aide de la Banque mondiale, la Chine projette la construction d’usines d’élevage et d’engraissement de porcs pouvant compter jusqu’à 250’000 animaux. Les élevages de poules sont gigantesques. Nous importons de grandes quantités de viande en provenance du pays du Soleil levant. Nestlé s’est lié avec le leader mondial des bouillons de poule. Bien sûr, bien sûr, comme la Migros, la firme veille sur le bien-être des animaux…

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«Des porcelets, sevrés après seulement 3 semaines, reçoivent une nourriture composée de lait écrémée, farines de poisson et protéines de soya. Pour diminuer encore d’une semaine le temps d’allaitement, les engraisseurs américains recommandent d’ajouter à cette diète des protéines de plasma porcin». 

"Feed mix"

ACUSA: Chez les porcs, rien ne se perd, tout se vend… sauf les derniers cris d’agonie!

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«Réfléchissez deux fois avant d’acheter une nouvelle paire de gants, des chaussures ou une veste en cuir! La plus grande partie du cuir qu’on trouve dans le monde provient de l’Inde où les vaches sont pourtant considérées comme sacrées». 

Le Matin – Vegi-Info

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«L’Inde est le pays de "Ahinsa" (non-violence). Beaucoup d’animaux sont vénérés comme incarnations de divinités. Pourtant, il n’existe aucun autre pays où les animaux souffrent l’enfer comme en Inde. La plus grande population de bovins "vivent" en Inde mais leur production de lait est la plus basse. L’industrie de la viande produit plus d’os que de viande. Une fois la vache devenue "sèche", est elle abandonnée et contrainte de survivre en se nourrissant de restes trouvés dans les rues et sur les places des marchés où elle est battue et chassée par les marchands. Malade ou blessée, elle ne reçoit aucun soin médical et on la laisse mourir. (…) Pourtant, cette façon indienne de traiter les animaux est considérée comme humaine, non-violente et hautement civilisée».

"Paw prints" – SPA Jeevashram, New Delhi

ACUSA: Une vidéo montrée récemment à la télévision révélait l’horreur absolue dont les vaches "sacrées" destinées à la boucherie sont les victimes, et mettait en évidence la lamentable hypocrisie du mythe de la non-violence indienne envers les animaux. Qu’on n’oublie jamais que le cuir, la peau d’un animal, est un produit trempé de souffrance… une peau de chagrin.

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«Je ne comprends pas pourquoi la misère d’un agneau devrait peser moins lourd que la misère d’un homme».

Mahatma Gandhi

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«Les pèlerins musulmans, à l’occasion du pèlerinage annuel en mars vers La Mecque, ont abattu 637’000 moutons, bovins et chameaux. Par le passé, les fidèles tuaient eux-mêmes les animaux – rendant la terre rouge, trempé de sang, autour de leur site de sacrifices religieux. Cette année, un abattoir d’une superficie de 500’000 m2 permettant d’abattre 200’000 bovin par jour en observance stricte de la tradition islamique – l’égorgement sans étourdissement préalable des animaux – a ouvert ses portes. Les officiels de l’Arabie saoudite se vantent maintenant que ce complexe est le plus grand abattoir du monde.

En France, lors de la fête «Aïd el-Kébir», les croyants musulmans ont abattu des milliers de moutons dans des terrains vagues. Ce rituel viole la régulation de l’Union Européenne qui prescrit que l’abattage doit se pratiquer dans des endroits fermés et uniquement par des professionnels expérimentés. Les autorités n’ont toutefois pas voulu s’en mêler car elles n’osent pas intervenir dans des rites ayant une longue tradition. La SPA anglaise "VIVA" a filmé d’horribles scènes de massacre de moutons importés d’Angleterre».

The animals agenda

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«Bientôt, des articles comme les isolations, habits et autres produits – jusqu’à présents fabriqués à base de bois, fibres de verre ou matière synthétique –, pourront aussi contenir des plumes. Selon le Service de recherches agricoles américain, la plume pourrait devenir le matériel du siècle, offrant un gain complémentaire considérable aux producteurs de poules. Les scientifiques déclarent que les plumes provenant de poules d’élevage spécialement sélectionnées pour les élevages industriels conviennent mieux parce qu’elles sont uniformément blanches».  New Scientific American

ACUSA: Nous pourrons ainsi aussi chanter "Mon truc à plumes" comme Zizi Jeanmaire…

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«A partir du 1er janvier 2000, tous les restaurants, hôpitaux et autres services de nourritures communes sont obligés de déclarer la provenance des oeufs.

Ils doivent mentionner par écrit et de façon lisible pour le consommateur, si des oeufs d’élevage en batterie sont utilisés pour des préparations faites presqu’exclusivement avec des oeufs tels que "oeufs cuits, oeufs sur le plat, omelettes".

Pour des produits ne contenant qu’une petite partie d’oeuf tels que "mayonnaise, tirami-su, raviolis, salade avec un oeuf", cette mention n’est pas nécessaire».

Ordonnance agricole sur la déclaration OAgrD

ACUSA: Pour la quasi totalité des produits importés contenant des oeufs, on utilise des oeufs pondus par des poules confinées dans des batteries!

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«Le canton du Jura bientôt aux normes. Dans le courant de l’hiver 1999-2000, toutes les exploitations agricoles jurassiennes seront inspectées afin de vérifier leur conformité avec la loi sur la protection des animaux. Il s’agit de se conformer à la législation fédérale en vigueur depuis quelques années déjà… (…) Pour le vétérinaire cantonal Clément Saucy, chargé de ce dossier, la grande majorité des fermes du canton ne sont pas conformes. (…)».

AGRI

ACUSA: En effet, la législation en question est en vigueur depuis quelques années déjà, pour être précis depuis 1981!

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«Elevage intensif: aussi pour les saumons.

Alors qu’il y a quelques dizaines d’années, des saumons par milliers remontaient les fleuves pour déposer leurs oeufs en eau douce, puis retournaient à la mer, actuellement, ils sont devenus rares, vu les barrages, la pollution des eaux, les prédateurs. Le saumon est devenu synonyme de désastre écologique. On ne mange plus de saumons pêchés de façon artisanale (ou bien à des prix très élevés), mais on consomme des saumons d’élevage. Ces saumons nous parviennent de Norvège et d’Écosse à l’état congelé ou fumé.

Les saumons sont élevés dans des fermes marines; on les parque les uns sur les autres, comme des sardines en boîtes mais vivantes. D’abord une cuve d’alevinage, puis une cage de grillage dans laquelle les saumons nageotent; bien peu de mètres cubes si l’on compare avec l’immensité de l’océan. Stress, frustration des besoins naturels, promiscuité, granulés pour grossir. Ces entassements favorisent, bien entendu, les maladies et le transfert de parasites.

On combat ces parasites en utilisant des bains forcés de Dichlorvos; les saumons sautent de douleur, parfois très haut; ce produit provoque des cataractes jusqu’à 55%, ou avec de l’Ivermectine, qui détruit non seulement les parasites, mais aussi le zooplancton et qui contamine la chaîne alimentaire. Les saumons reçoivent d’autres produits chimiques, des antibiotiques, des activateurs de croissance qui se retrouvent dans la mer avec les déjections.

Les poissons captifs intéressent les prédateurs; on élimine alors les loutres, les phoques, les hérons, les cormorans; des filets sont tendus sur les bassins de l’aquaculture.

Des personnes bien intentionnées, mais naïves, pensent que l’aquaculture est la solution pour éviter que l’on vide les mers de tous les poissons. Erreur. On transforme des quantités de petits poissons en farine et on la donne comme nourriture aux saumons, ainsi que des farines de viande, d’os, de sang, de plumes broyées de volailles. Pour obtenir 1 kilo de poisson consommable, il faut 5 kilos de farine de poisson; 1 kilo de cette farine de poisson a nécessité la transformation de 5 kilos de poissons.

Les saumons passent généralement 1 an en citerne et 6 mois en cage marine (c’est-à-dire dans l’eau de mer). L’instinct du saumon, qui est un grand voyageur, est frustré par les parois de la citerne. Il passe toute sa vie en prison.

Pour être tués, les saumons sont étourdis ou électrocutés par des ouvriers sur des ponts flottants au-dessus des cages flottantes; on en tue 2000 à 3000 en une journée. On parle maintenant de saumons transgéniques, pour les faire grossir plus rapidement et les adapter aux eaux plus froides. Jusqu’ici on n’a obtenu que des monstres déformés et pleins de douleurs. Faire souffrir des saumons en vidant et polluant l’océan, voilà le triste résultat d’un engouement commercial d’actualité. Et le consommateur dans tout cela?»

Courrier des Bêtes


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