AN2001
Le conseil fédéral et le conseil national refusent dinterdire limportation de fourrures de chats de provenance chinoise
Sur un marché de Canton, capitale provinciale du sud de la Chine, des gourmandises d'un genre tout particulier sont proposées: des chats empilés dans d'étroites cages, leur fourrure souillée par l'urine et les excréments. Ils sont destinés aux restaurants spécialisés dans les plats à base de viande de chat. (Source: Stern 17/2001):

Le 5 mai 2001, un petit article paru dans la presse révélait que le Conseil national refusait - en s'alignant ainsi sur la proposition du Conseil fédéral - d'interdire l'importation de fourrures de chats de provenance chinoise.
Le Conseiller fédéral Pascal Couchepin, «qui n'aurait jamais pensé avoir à s'exprimer à ce sujet», justifiait ce refus par le constat que par année seulement environ 50 à 60 fourrures de provenance suisse étaient façonnées dans notre pays. Il y a trois ans, 300 fourrures avaient été importées d'Allemagne. Depuis, il n'y a plus eu d'importation - probablement par manque de demande. Une interdiction d'importation serait contraire aux règles de l'OMC. Et de continuer en avertissant «qu'il en serait de même pour l'importation de foie gras. Les amateurs de foie gras - Monsieur Couchepin serait-il parmi ceux-ci comme feu Monsieur Delamuraz? - ont donc intérêt à voter contre cette interdiction afin d'étouffer dans l'oeuf les revendications y relatives des protecteurs des animaux».
Pour notre gouvernement, les bonnes relations commerciales avec des dictatures priment régulièrement sur les responsabilités humanitaires et éthiques. Sur l'autel de ce matérialisme, non seulement les chats mais des peuples entiers - comme le Tibet - sont sacrifiés sans scrupules.
http://www.acusa.ch/an2001/chats.htm
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