AN2001

Usines d’animaux suisses

Ces exemples de détention d'animaux de rente ne sont pas des cas extrêmes isolés, mais que de la folie ordinaire.

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Engraissement de taurillons à Franex
Sans la possibilité de sortir en plein air, ils doivent se coucher et dormir sur des caillebotis durs et combien sales!

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Les porcs dans les livres d'enfants:

 

 

   

  

 

Porcherie délabrée à Orsonnens:

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Porcherie à deux étages à Montricher:

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Nous avons pourtant bien une législation édictée en faveur des animaux, en vigueur depuis des décennies; nous avons également des directives bien établies pour les autorités en la matière, mandatées et rémunérées pour veiller à son exécution… Devant tant de laxisme, devant tant de misère criante, que conclure d'autre que de ne plus manger la chair des animaux abusés?

 

Les Cailles de Monsieur Isenschmid à Villarepos:

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Rien n'a changé: les cailles, de petits oiseaux semi-sauvages, passent leur vie dans des cages. Elles naissent dans un incubateur, elles seront tuées à la chaîne, leurs petits cadavres seront apprêtés pour le plaisir de quelques charognards prétentieux.

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Monsieur Isenschmid à Villarepos dans le canton de Fribourg exploite un élevage intensif de cailles, ce qui irrite ses voisins immédiats ou des environs, qui se plaignent d'une invasion de mouches engendrée, selon eux, par les tas de fumier puants aux alentours de la ferme Isenschmid. En ce qui nous concerne - tout comme d'autres organisations de protection des animaux -, nous plaignons surtout les animaux, enfermés dans un bâtiment en contradiction absolue avec l'art. 2 de la LPA; nous avions déjà décrit les conditions de vie lamentables qui y règnent, et nous avions porté plainte auprès du vétérinaire cantonal. Celui-ci nous a répondu en substance que M. Isenschmid devra soit transformer son élevage, soit le fermer définitivement d'ici le 1er septembre 2001. Pourtant, à l'heure où nous mettons notre journal sous presse, Monsieur Isenschmid exploite son commerce comme d'habitude; il dit ne vouloir le fermer que le jour où il aura trouvé un acquéreur pour son bâtiment.
Du côté du vétérinaire cantonal, c'est le silence. Monsieur Loup ne peut pas être joint par téléphone; il est soit en conférence, soit absent de son bureau, soit occupé à d'autres tâches. Il ne répond pas non plus à notre courrier. Monsieur Isenschmid n'est qu'un bourreau d'animaux parmi d'autres; nous avons signalé au vétérinaire cantonal plusieurs cas qui requièrent son intervention. Monsieur Fabien Loup a-t-il fait sienne la devise de son prédécesseur qui avouait ne pas suivre les impératifs légaux en la matière pour ne pas devoir fermer la moitié des exploitations de son canton?
Selon de nombreux constats de Monsieur Francis Maillard, le canton de Fribourg ne compterait qu'un très petit nombre de brebis noirs; le vétérinaire cantonal devrait donc avoir le temps de se rendre dans les bergeries incriminées. Que devons-nous répondre à nos lecteurs qui sont très nombreux à nous demander: «Mais que font donc les autorités payées par nos impôts pour veiller au respect de nos réglementations, pourquoi le vétérinaire cantonal ne réagit-il pas?» Nous ne pouvons leur répondre, et demandons la même chose: «Que faites-vous, Monsieur Loup; pourquoi abandonnez-vous les animaux? Vous savez parfaitement que nombre d'agriculteurs ne se conforment pas aux loi et ordonnance, et vous savez tout aussi pertinemment que les animaux souffrent de leur cruelle détention. Alors, pourquoi n'agissez-vous pas?


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