AN2002

Expérimentation animale

En 2001, ce sont 5'459 lapins qui ont été utilisés dans les laboratoires de recherche. Même les lapins sur lesquels ont été pratiquées des expériences mineures ont connu une vie de souffrances. En effet, la détention misérable d'animaux de laboratoire dans des cages inadaptées est autorisée par l'Etat. Or, rien ne peut justifier cette cruauté, même pas des raisons d'ordre médical. On essaie de leurrer les gens en les informant que les souffrances subies par les animaux lors d'expérimentations sont réduites au strict minimum et que ces dernières restent indispensables au progrès médical. Le Conseil Fédéral est soumis à l'industrie chimique. Cette soumission est apparue une fois de plus lors du scrutin du 4 mars 2001 relatif aux médicaments génériques. En effet, dans un message lancé au peuple avant les votations, le Conseil Fédéral fit état de sa crainte, non justifiée, de voir les médecins dans l'impossibilité de prescrire encore des médicaments les plus efficaces si l'initiative, favorisant les médicaments substitutifs, moins chers, devait passer. Cette manipulation de la démocratie par le Parlement, que l'on estime quasi normale dans les milieux politiques suisses, n'a pas soulevé de vagues de colère dans les médias. La Mafia n'a pas besoin de faire usage de pistolets-mitrailleurs chez nous pour atteindre son objectif, il lui suffit simplement de s'assurer la faveur du Conseil Fédéral qui de toute façon n'est pas élu par le peuple. Dans ses «Mémoires», le conseiller national Hubacher écrivait : «Pour être dans les bonnes grâces des politiciens en Suisse, il faut savoir user d'onguents et de pommades…».

 

L'Europe prévoit d'exterminer par empoisonnement environ 50 millions d'animaux

Environ 50 millions d'animaux vont mourir atrocement dans le cadre d'un programme d'expérimentation de substances chimiques sur les animaux, élaboré par l'Union Européenne. Ce chiffre choquant a été dévoilé par un membre du Ministère de l'Environnement britannique auquel le programme a été confié. Pourtant, il y a plus de vingt ans, 30'000 produits chimiques avaient déjà été lancés sur le marché, sans expérimentation animale préalable puisqu'à cette époque, rien n'était encore réglementé dans ce domaine. Ces produits seront aujourd'hui “testés” sur des animaux afin d'en étudier la toxicité! L'Association contre l'expérimentation sur les animaux et pour le droit de l'animal s'indigne et qualifie ce projet de «scandale sans précédent» dans l'Histoire de l'Europe. D'autant que les expériences en question ne permettront pas d'évaluer avec justesse les risques liés à l'utilisation de ces produits, et que des méthodes de substitution sont délibérément ignorées par le monde scientifique. Une étude récemment publiée en Angleterre parle de 12,8 millions d'animaux nécessaires pour faire les essais en laboratoire. En fait, ils seront 50 millions, compte tenu du nombre d'expérimentations qui auront lieu au niveau de la reproduction. Selon la même étude, le coût approximatif de l'opération s'élèvera à 8,68 milliards d'euros, ce qui quadruple le coût estimé par la Commission européenne, soit 2,1 milliards d'euros.
Lors des expérimentations projetées, des substances utilisées quotidiennement, tels que produits de protection pour le bois, peintures, lubrifiants, seront injectées dans l'estomac, frottées dans les yeux ou encore appliquées sur la peau rasée de singes, chiens, cobayes, rats et souris. Les animaux ainsi empoisonnés mourront dans d'atroces souffrances ou seront mis à mort dans un délai déterminé. Une autre expérimentation consistera à injecter ces substances à des femelles portantes. Les petits seront tués et les malformations soumises à des études. «Pour exécuter ce programme chimique européen, des millions d'êtres vivants et sensibles à la douleur seront sacrifiés et des milliards d'euros, payés par le contribuable, seront gaspillés» s'indigne l'Association contre l'expérimentation animale. Et d'ajouter : «Les expériences sur les animaux seraient inappropriées et n'offriraient aucune garantie de sécurité pour les consommateurs puisque les résultats observés chez les animaux ne seraient pas transposables à l'espèce humaine... La toxicité de produits chimiques peut être définie avec exactitude par des méthodes de substitution. Ces méthodes sont plus efficaces, moins onéreuses, et les résultats sont obtenus plus rapidement.» Une autre étude publiée également en Angleterre certifie que dans un avenir très proche, il sera possible d'abandonner totalement les expériences sur les animaux et de les remplacer par des méthodes de substitution.


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