| 25 février 2006
L'abattage rituel à Neuchâtel
En lisant dans La Liberté du 25. 2 05 le récit d'un abattage rituel chez
«Robert», octogénaire neuchâtelois, pratiqué dans sa ferme par des musulmans
on a froid dans le dos. En dehors de l'horreur de l'abattage rituel,
interdit en Suisse, cette triste affaire révèle en plus un dysfonctionnement
navrant et inquiétant à tous les niveaux du canton. Sécurité alimentaire et
traçabilité semblent de vains mots.
Robert, paysan à la «retraite», ne connaît donc pas nos lois, continue à
abattre des animaux chez lui (on se demande comment?), commercialise de la
viande sans contrôle, jette ses déchets en pleine nature et en plus il vend
ses moutons à des musulmans «très polis» comme il dit et consent à
l'abattage rituel de ces animaux chez lui. Rien de moins! En tant que
citoyenne, consommatrice et protectrice des animaux je me demande combien de
petits Roberts bricoleur et hors la loi continuent à sévir encore sans le
moindre contrôle des autorités?
En attendant Robert a été mis en contact avec un inspecteur de l'office
vétérinaire cantonal (aux frais du contribuable) qui lui a expliqué
l'existence et le contenu de la législation fédérale sur la protection des
animaux! Un peu tard non? En attendant Robert trouve l'amende de 1000
francs, prononcée par le Tribunal, démesurée «pour ses petites erreurs»!
Le vétérinaire cantonal M. Pierre-François Gobat rajoute que l'abattage
rituel clandestin n'est pas rare dans son canton. S'il est au courant
pourquoi n'intervient -il pas?
Gila, ACUSA
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