Résumé d’un article paru le 16 mars dans le journal DIE WOCHENZEITUNG

Grippe aviaire:
Le virus se déploie dans des usines de volaille

C’est l’industrie de la volaille qui propage le virus et non pas les oiseaux migrateurs. Au lieu de compliquer la vie aux petits détenteurs de la volaille on devrait les soutenir. Mais les organisations internationales exigent l’industrialisation de la production aviaire.

Les images typiques de la grippe aviaire: des hommes en habit et masque de protection en train d’attraper des poules et des oiseaux sauvages. Jamais on ne voit une usine de volaille affectée, le message manipulé est clair: la grippe aviaire provient des oiseaux migrateurs et des poules en liberté.

La grippe aviaire n’est pas nouvelle, mais le nouveau virus H5N1 qui tue globalement est apparu simultanément avec la production moderne et insensée de la volaille dans des usines.

En Asie la production aviaire est devenue gigantesque, produite dans des usines hors des grandes villes et appartenant à des multinationales. La Thaïlande, l’Indonésie et le Vietnam produisent 2,4 millions de tonnes et la Chine 9 millions de tonnes. de viande de volaille. Sur ce terrain propice le virus a muté au tueur H5N1.

Les grandes organisations (OMS et FAO) taisent ces faits et s’acharnent sur les pauvres éleveurs des arrière-cours qui seront ainsi éliminés à la grande joie des grands producteurs.

La fin des petits éleveurs

La détention «plein air» est devenue le bouc émissaire, considérée comme un laboratoire où le virus se développe. Ceci tue les petits éleveurs globalement et la production labellisée en Europe.
Dans les pays pauvres les petits éleveurs n’ont simplement pas les moyens de construire des enclos pour confiner leur volaille.

Les routes de la contagion

Les organisations de la protection des oiseaux sont convaincues que les oiseaux sauvages sont des victimes et non pas les vecteurs de ce virus qui, une fois entré dans les halles surchargées de volaille et propice à souhait, mute sous la forme du virus H5N1.

La volaille globalisée

L’entreprise thaïlandaise Charoen Pokphand, le plus grand producteur de volaille et d’aliment de volaille exporte en masse des poussins dans tous les pays voisins qui par la suit ont tous subi le virus. L’Ukraine par exemple a importé 12 millions de poussins en provenance de la Turquie. Ces
échanges internationaux échappent aux contrôles et pour cause.

L’alimentation de la volaille pourrait être aussi un facteur de propagation car de mauvaise qualité et contenant des déchets de volaille.

En Thaïlande, en Russie et au Japon l’industrie aviaire a essayé de cacher la présence du virus dans des élevages de masse en abattant précipitamment des millions d’animaux.

Si on continue à donner la faute aux petits éleveurs et aux oiseaux sauvages on ouvre la porte à une pandémie qui pourrait alors coûter la vie à 150 millions d’êtres humains sans pour autant responsabiliser les vrais coupables.

La FAO et la volaille

Dans le passé cette organisation plaidait en faveur des petits éleveurs mais semble avoir changé d’avis en faveur d’une production globalisée dans les mains de quelques géants.

La révolution de la volaille

Ces 20 dernières années les animaux de rente sont les victimes d’une véritable révolution et avant tout la volaille qui doivent fournir des prestations dénaturées. Des entreprises se sont acharnées à produire des animaux performants qui produisent et sont abattus en un temps record. Ces entreprises fournissent des animaux modifiés génétiquement dans le monde entier et en ont l’exclusivité. Ceci au détriment de vieilles races plus résistantes et plus naturelles.

Le géant asiatique

La plus grande multinationale de la volaille est thaïlandaise et maîtrise le marché depuis les poussins jusqu’aux aliments. Elle essaie de s’introduire maintenant en Europe via la Turquie où elle contrôle déjà 12% de la production.

La volaille

Les USA sont en tête de la production de la volaille, 15,6 millions de tonnes, suivis de la Chine, du Brésil et de l’Inde.

Les œufs

La Chine est le plus grand producteur, 24 millions de tonnes, suivie des USA, du Japon, de la Russie et du Mexique

La viande de bœuf:
Les USA en tête, 11 millions de tonnes, suivis du Brésil, de la Chine, de l’Argentine et de l’Australie.

La viande de porc
La Chine en tête, 46,9 millions de tonnes, suivie des USA, de l’Allemagne, de l’Espagne et du Brésil.


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