6 avril 2006

L’alimentation génétiquement modifiée des vaches qui produisent notre lait

Production suisse du lait et de la viande avec du fourrage génétiquement modifié.

Une grande majorité des consommateurs suisses aussi refusent, comme les Allemands, des aliments modifiés génétiquement. Sans les informer le génie génétique les rattrape via le lait et la viande. L’office fédéral de l’agriculture a autorisé discrètement les produits modifiés suivants:

GTS-Soja de Monsanto, le maïs Bt 176 et le maïs Bt 11de Syngenta et le maïs MON810 de Monsanto.

La seule solution: mangez végétarien, pour votre santé et pour les animaux.


Résumé d’une émission de la télévision allemande «MONITOR» du 6 avril 2006

A partir d’avril 2006 les paysans allemands peuvent eux-mêmes produire sans limite du maïs génétiquement modifié. Jusqu’à présent ils importaient maïs et soja modifiés pour alimenter leurs vaches dont le lait est livré aux grands producteurs allemands pour la fabrication des nombreuses produits laitiers. Ce circuit est caché aux consommateurs qui à 94% n’en veulent pas et qui en plus craignent que cela pourrait modifier la qualité et la composition du lait à leur insu.

La plupart des producteurs nient donc l’utilisation de ces produits, quelque-uns l’admettent et Greenpeace le prouve après des tests effectués dans les mangeoires des vaches.

Commentaire de Eberhard Hetzner, président de l’industrie laitière allemande: Les aliments génétiquement modifiés ne vont pas dans le lait mais restent dans la vache. Le lait n’est, par conséquent, pas contaminé!

En Allemagne comme en Suisse la publicité continue à nous gaver d’images idylliques de vaches heureuses dans les pâturages alpestres et des (soi-disant) bienfaits du lait pour la santé. L’émission MONITOR démontre courageusement la triste réalité de beaucoup de vaches qui pour des raisons de rendement ont été génétiquement manipulées et qui errent toute leur courte vie dans des halles de béton et qui mangent des produits génétiquement modifiés.

Rien de vraiment nouveau dans ce reportage pour ceux et celles qui connaissent l’exploitation cruelle, infligée aux animaux mais encourageant tout de même de constater qu’il y a des émissions courageuses en Allemagne qui montrent sans concession la triste vérité. On ne peut pas en dire autant de la télévision suisse qui continue à plier les genoux devant l’économie avec des émissions «tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil.» On se demande quand les consommateurs vont-ils enfin réagir.


Lettre de Gérard CHAROLLOIS l
Président de la CONVENTION VIE ET NATURE POUR UNE ECOLOGIE RADICALE.
www.ecologie-radicale.org

Défendre la Nature pour elle-même et non pour l'utilité qu'elle présente momentanément pour une seule espèce, devrait aller de soi.

Je n'ai personnellement aucune peur des OGM, pas plus que je n'ai peur de l'électricité ou que je redoute que les trains que voient passer les vaches fassent tourner leur lait. Qu'il y ait, chez quelques-uns, dans le refus des techniques et des sciences une part d'irrationnel est parfois indéniable, mais ma condamnation est d'une toute autre dimension.

Les OGM, pour prendre cet exemple (mais ce n'est qu'un exemple) accentuent les dégâts de l'agrochimie sur la biosphère. Ils ne soignent nullement les petits enfants leucémiques, ne font en rien avancer la science fondamentale mais permettent aux firmes multinationales d'accroître la tolérance des végétaux aux biocides, voire de faire sécréter lesdits biocides par les plantes elles-mêmes.

Ainsi, ce n'est pas la peur mais la colère qui nous habite: colère contre un monde qui pour faire du profit, anéantit le vivant.

Chez nous, aucun obscurantisme passéiste dans cette condamnation mais un cri d'amour pour les papillons, les plantes sauvages, les oiseaux et un cri d'indignation à l'encontre des exploiteurs de la terre qui ne masquent même plus leurs appétits illimités derrière le fallacieux prétexte de nourrir les populations.

Au centre, il y a la vie. Cette vie que la modernité massacre, expulse, interdit, appauvrit au nom de l'orgueil fou de l'espèce.


homepage ACUSA