| 7 séptembre 2006
Jura et Fribourg:
(G) Le dimanche 3 septembre, lors de la fête du cheval à Estavannens FR, le premier prix de la tombola était une jeune pouliche de 5 mois seulement qui tétait encore. Pendant des heures, elle a été exposée dans un minuscule enclos, à côté de sa mère, sans abri pour se protéger du soleil, sans foin et sans eau. On a dû réclamer de l’eau, il faisait plus de 30 degrés! Le propriétaire du poulain était invisible et le gagnant introuvable. «Il le saura par les journaux», m’a t-on dit. Comment est-ce possible que lors de fêtes populaires, des animaux fassent partie des prix à gagner? En l’occurrence, un cheval qui nécessite de grandes connaissances, dont l’entretien est assez onéreux, qui peut vivre jusqu’à 30 ans et qui selon la loi ne doit pas être détenu seul. Le futur propriétaire devra donc jouer au loto aussi longtemps qu’il ne gagnera pas un second poulain! Et qui va contrôler le destin de cet animal? Certainement pas un éleveur qui le donne comme un vulgaire objet à une tombola!
Au célèbre Marché-Concours de Saignelégier, un poulain de la tombola a été retrouvé une année plus tard à Bâle dans une cave et a dû être délivré de son calvaire. On a même dû abattre un mur pour le sortir de son «tombeau». Cela n’a pas empêché le comité de cette organisation d’accepter à nouveau cette année des poulains à la tombola. Les cantons de Fribourg e Jura est encore un des rares cantons à autoriser cette maltraitance. Que font nos autorités? En théorie, les révisions de la loi sur la protection des animaux existent et occupent pas mal de monde, on parle volontiers aussi de la dignité de l’animal, mais sur le terrain rien ne change. Quand s’arrêteront ces actes débiles consistant à faire des cadeaux d’animaux: chevaux, taureaux, veaux et cochons? |