12 octobre 2006

Discussion autour de la loi antiraciste

par Dr Erwin Kessler, président ACUSA

La discussion déclenchée par le conseiller fédéral Blocher concernant la loi antiraciste a été l’objet de l’émission ARENA de la télévision suisse alémanique. On y prétendait d’une manière unilatérale que cette loi ne concernait que les reniements des génocides ou des discriminations de personnes appartenant à d’autres religions ou races. Malheureusement ce n’est pas le cas. Moi, par exemple, j’ai été condamné à la prison suite à ma lettre ouverte à Mme Dreifuss, qui militait à l’époque pour l’abattage rituel, dans laquelle je lui demandais si elle admettrait avec la même tolérance des cannibales? La relation entre cette affaire et la discrimination raciale reste le secret de la justice.

En ce moment une accusation contre moi est en cours: Un juge d’instruction genevois exige que le canton de Thurgovie me livre en menottes à Genève pour avoir appelé «camps de concentration» des fabriques déplorables de poules. Il considère que c’est une minimisation de l’holocauste. Mais que penser du jugement du Tribunal de Winterthur qui arrive à la conclusion opposée concernant les déclarations de l’écrivain juif, prix Nobel de littérature qui disait: "ce que les gens font avec les animaux est aussi grave que ce que les nazis ont fait avec les Juifs. Souvent j’ai pensé que chaque être humain devient un nazi quand il s’agit d’animaux!" (www.acusa.ch/id/100-001)

Qui le dit est plus important que ce que l’on dit.

L’application de cette loi, sensée protéger la dignité humaine et empêcher la discrimination d’une manière générale, est discriminatoire elle-mème et ne concerne que des groupes religieux fanatisés. Bizarrement cette loi par exemple ne sanctionne pas des avis discriminatoires contre le peuple suisse.

En Suisse on peut dire ce que l’on pense – il faut juste penser politiquement correct!


homepage ACUSA